Réunions Conférences

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Conférence de Yves Porcher sur l’intérêt des plantes sauvages dans le jardin.

Outre l’intérêt esthétique qu’elles peuvent apporter au jardin, elles peuvent être très intéressantes à de nombreux points de vue : nutritionnels, indicatrices de la qualité du sol, nourriture pour les insectes et oiseaux et beaucoup d’entre elles servent d’abris et de lieu de reproduction à la faune du sol, aux insectes (qui servent à leur tour de garde-manger aux oiseaux) et aux petits animaux et l’on peut même se soigner avec sans oublier les infusions, décoctions et purins qui peuvent protéger nos jardins contre les ravageurs.

Les pratiques agricoles intensives et la forte activité de construction ont fait disparaître une grande variété de biotopes. Ils ont drastiquement réduit la biodiversité dans de grandes parties du monde. A travers un espace dans votre jardin où la nature peut s’exprimer, où les plantes sauvages peuvent s’épanouir et les insectes pollinisateurs trouver refuge, vous contribuez à votre petite échelle à maintenir la biodiversité. Cela peut paraître une démarche insignifiante par sa petite taille mais elle peut malgré tout renforcer le maillage entre les espaces encore sauvages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

crédit photo : G.Paris

 

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Cette conférence nous a été proposée par James Garnett, jardinier botaniste à l’arborétum du cimetière-parc de Nantes. Ont été déclamées les floraisons d’hiver ( Hamamelidaceae, magnolias, camellias, edgeworthias, euryas, coriarias…) les variétés à feuillages persistants (scheffleras, viburnums, magnolias…), les écorces décoratives (acers, arbutus, pinus…) et les fructifications d’hiver( Idesias, platycaryas, kalopanax,…).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos : James Garnett

Merci à notre conférencier de nous avoir démontré que l’hiver peut être une saison très colorée dans le jardin, à nous de choisir les bonnes variétés.

 

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Cette  conférence au thème porteur  – les rosiers André Eve – nous a été offerte par son meilleur ambassadeur : Pascal Pinel, directeur des pépinières André Eve. C’est un conférencier presque angevin qu’il nous a été donné d’écouter, car bien connu du milieu horticole angevin puisqu’il a notamment dirigé les Ets Briant jeunes plants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence passionnante au demeurant, qui incitera sûrement de nombreux membres de la SHA à planter de magnifiques rosiers anciens dans leur jardin.

Pour en savoir plus sur les pépinières André Eve, cliquez sur les liens ci-dessous :

https://www.roses-andre-eve.com/

L’histoire d’André Eve par les « Amis d’André Eve »

https://amisdandreeve.fr/wp-content/uploads/2015/11/andr%C3%A9.pdf

et pour conclure voici la video « Sur la route de la rose » que notre conférencier nous a proposé :

 

 

 

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Cette réunion mensuelle revêtait un caractère particulier à plusieurs titres : En premier lieu ce fut la première réunion depuis le début du confinement et en deuxième lieu elle à permis de rendre hommage à Jean-Louis de la Celle, président de la SHA de 1988 à février 2020 et de remercier Yolaine Chamard pour tout le travail fournit en tant que secrétaire adjointe depuis plus de 15 ans. Une page se tourne, une nouvelle équipe a pris de nouvelles responsabilités épaulée par les membres déjà en place au niveau du bureau et du conseil d’administration.

Cette réunion a débuté par un compte rendu des activités générales de début d’année, et des bureaux en visio-conférence par Dominique Clement, secrétaire générale suivi par un compte rendu des activités et projets de la section « potagistes » par Guy Paris, membre du bureau.

Puis est arrivé le temps des hommages :

M. jean marc Verchère, premier adjoint de la mairie d’Angers a remis au nom du Maire d’Angers, M Christophe Béchu, la médaille de la ville d’Angers à Jean-Louis de la Celle en reconnaissance du travail accompli pour son engagement dans le développement de la filière horticole angevine, tant par des actions de formation que dans la transmission de ses impressionnantes connaissances du végétal ainsi qu’au développement de la bibliothèque horticole riche de 3000 volumes, véritable richesse patrimoniale.

 

Après ce moment très officiel, André Rousseau, conseiller nous a passé une video retraçant quelques instantanés  de Jean-Louis de la Celle œuvrant au sein de la SHA suivie par l’hommage à Jean-Louis de la Celle et remerciements à Yolaine Chamard par Jacques Bosseau, président de la SHA;

Puis ce fut le moment de la remise des cadeaux :

 

 

Vous pourrez retrouver l’intégralité de l’hommage de Jacques Bosseau à Jean-Louis de la Celle en cliquant sur le lien ci-dessous :

Hommage à Jean-Louis de la Celle

La réunion s’est ensuite clôturée par une conférence de Yves Leguennec sur les cerisiers en fleurs (c.f. blog conférences).

NDLR : un grand merci à Claude Rome pour son action auprès de la mairie d’Angers et à Florence Sence-d’Ersu pour les magnifiques tableaux réalisés par elle-même, sans oublier tous les membres de la SHA qui ont permit le bon déroulement de cette réunion pas tout à fait ordinaire !

 

 

 

 

 

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Cette conférence à débuté par l’histoire du cerisier au Japon (c.f. dossier en fin d’article). Chaque année, généralement au début du mois d’avril, on célèbre la floraison éphémère des cerisiers (sakura). C’est l’occasion pour les Japonais de se promener dans les jardins, de manger, de boire et de festoyer. Sous les cerisiers en fleurs, on se livre au traditionnel hanami, une pratique ancestrale : assis sur des couvertures, nombreux sont ceux qui passent des heures à contempler leur fleur préférée et à boire du saké.
Marchés aux plantes, danses, dragons… de nombreux événements ponctuent aussi cette floraison qui prend des airs de festival.
Outre l’attrait esthétique, ce phénomène revêt une dimension spirituelle. Car dans le bouddhisme, la floraison, qui ne dure quelque quelques semaines (sinon quelques jours) symbolise l’impermanence des choses. Si la floraison marque naturellement l’arrivée du printemps et le renouveau, au Japon, les cerisiers symbolisent la beauté des choses, mais aussi la fragilité de l’existence.

 

Puis Yves nous a dressé un inventaire des différentes espèces de cerisiers, avec par exemple :

 

 

 

 

 

 

 

La très grande variété des prunus ne permet pas d’en dresser la liste ici, mais vous pouvez consulter cet ouvrage:

 

 

 

 

 

 

Puis nous avons passé en revue les différents prunus de production fruitière pour terminer avec les maladies classiques de ces arbres.

Pour en savoir plus sur l’histoire des cerisiers au Japon, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

https://www.unitheque.com/UploadFile/DocumentPDF/C/E/BNRF-9782841386468.pdf

 

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Conférencier : Jérôme Chéné, pépinières Roses Loubert. 

Jérôme Chéné a repris les “Roses Loubert” en 2006. Cette pépinière comporte une collection exceptionnelle de rosiers anciens et botaniques. Plus de 2 000 variétés sont multipliées chaque année : des rosiers à racines nues produits en plein champ, ainsi que des rosiers en pot élevés sous serre et en extérieur. La roseraie est classée « collection nationale » pour les rosiers botaniques.

Quelques éléments de la production:

Environ 30 000 rosiers sont produits par an, mais comme il faut deux ans pour produire un rosier, c’est environ 60 000 rosiers qui sont en culture même temps. La très grande majorité des espèces sont greffées sur Rosa Laxa. Sur ces deux années, plusieurs interventions importantes ont lieu  :

Hiver Mars Juillet/août Fin mars –début avril Printemps début été Octobre à janvier
Préparation du porte-greffe Plantation des portes-greffes Greffage Coupes de pousses aeriennes Pincement pour ramification Arrachage

 

Vous retrouverez plusieurs videos concernant la plantation des portes-greffes, le greffage et le pincement des rosiers sur le site des pépinières Loubert. Pour y accéder, veuillez cliquer sur le lien ci dessous.

 

https://www.pepiniere-rosesloubert.com/pepiniere,5.html

 

 

Photo entête : Rosa hultemia persica

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Vous trouverez dans le document ci-dessous, les réponses aux différentes questions qui ont été posées lors de notre dernière réunion du 16 novembre 2019.

Bonne lecture.

CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS  

Réunion questions réponses

 

 

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Il y a 500 ans, Lyon ne comptait que quelques 35000 habitants, mais les historiens s’accordent pour lui reconnaître une importance politique, économique scientifique et culturelle sans égale qui surpasse celle de Paris et fait de l’antique capitale des gaules la première ville de France. Située sur un couloir bordé de deux barrières difficiles à franchir : les Pyrénées et l’arc alpin, Lugdunum est le passage obligé du sud vers le nord. Lyon s’est ouvert dès 1470 à l’industrie de la soie, auparavant importée d’Orient et c’est vers 1473 que la première imprimerie lyonnaise voit le jour. En 1494, le roi Charles VIII et son épouse Anne de Bretagne séjournent longuement à Lyon, Louis XII y passe en revue l’armée d’Italie. Mais chaque médaille a son revers, Lyon est la première ville de France atteinte par la Syphilis (provenant du nouveau monde après avoir transité par l’Italie) et les épidémies de peste, qui jalonneront tout le XVIème siècle. Ce qui donnera à la médecine une importance capitale. Cette médecine délaissera les pratiques incantatoires et magiques du moyen-âge pour orienter la pratique médicale vers l’utilisation de remèdes de plus en plus basés sur l’utilisation des vertus des plantes. Ceci impose une transmission par l’écrit des caractéristiques des espèces végétales.

C’est dans ce contexte qu’apparaît « l’école lyonnaise » dont le chef de file fut Jacques Dalechamp (1513-1588). initiateur de « Historia Generalis Plantarium », qui fut la première étude poussée de la flore lyonnaise. Un autre médecin Lyonnais, Jean Bauhin ( élève de Gessner et Fuchs), participa à l’élaboration de cet ouvrage ainsi que de nombreux autres « simplicistes ». Le mot botanique n’étant pas encore apparu. L’on trouve le mot Botanicon dans une lettre de Dalechamp vers 1580 . Le mot botanistes n’apparaîtra pour la première fois qu’en 1676 dans le journal des savants.

Benjamin Delessert ( 773-1847) élu membre libre de l’Académie des sciences en 1816. Botaniste amateur et collectionneur acharné. Son cousin, Armand Delessert, possédait une raffinerie de sucre de canne à Nantes qui, avec l’aide de Louis Say, fera l’extraction du sucre de betterave. Ce qui deviendra plus tard devint plus tard Begin-Say

Jean-Emmanuel Gilibert, médecin, botaniste (linnéiste) et homme politique. Il participe à l’installation du Jardin botanique de l’école vétérinaire, avec de La Tourrette et Rozier et où il rencontrera J. J. Rousseau.

L’ Abbé Rozier( 1741-1814), aidé par Gilibert, crée le premier jardin botanique pour l’école vétérinaire naissante en 1763.

Marc Antoine Louis Claret de la Tourette (1729-1793): le plus important travail laissé par Marc-Antoine-Louis est Démonstrations Élémentaires de Botanique.

Pierre Poivre (1719-1786) : célèbre botanistes explorateur, on lui doit le jardin des pamplemousses dans l’archipel des Mascareignes. Il fut nommé intendant des îles de France et de l’île Bourbon. Sur l’île Bourbon, il introduit entre autres le giroflier, le letchi, l’anis étoilé, l’avocatier du Brésil. À l’île de France, il réussit à acclimater le giroflier, la muscade, le poivre et la canelle.

Philibert de Commerson (1727-1773) : accompagna Bougainville comme naturaliste dans son voyage autour du monde, il collecta à travers le monde des milliers d’espèces de plantes nouvelles, d’insectes, de poissons et d’oiseaux qui furent offerts au jardin du roi. Une mort précoce, à l’âge de 45 ans, ne lui laissa pas le temps de publier ses travaux. Reste pour la petite histoire, l’épisode Jeanne Barret (amie de Commerson) qui fut la première femme à faire le tour du monde sous le couvert d’un déguisement d’homme et qui fut démasquée par les Tahitiens.

La famille Jussieu :

Joseph de Jussieu (1704-1779)

Frère de Bernard et d’Antoine de Jussieu, il étudie la médecine et les sciences naturelles à Lyon et à Paris. Il accompagne, en 17351, en tant que botaniste, Charles marie de la Condamine, lors de l’expédition chargée de mesurer à l’équateur l’arc du méridien ( voir note en bas de l’article). Contrairement aux autres membres de cette expédition, il restera en Amérique du Sud afin d’y continuer ses études naturalistes et d’essayer de retrouver les plantes décrites par le père Plumier. Il pratiquera la médecine philanthropique en soignant les indiens de la variole par une méthode qui sera popularisée plus tard par Jenner.

Antoine Laurent de Jussieu (1748-1836): Il fut le premier directeur du muséum d’histoire naturelle en 1794; Son ouvrage Genera Plantarum, secundum ordines naturales disposita juxta methodum in Horto Regio Parisiensi exaratam-Paris 1789- est fondateur pour la classification botanique récente.

Devenu presque aveugle, il se démet de sa chaire au Muséum au profit de son fils Adrien.

 

 

Alexis Jordan (1814-1897): Outre ses collections de plantes séchées, il rassemble une vaste collection de plantes vivantes au sein d’un jardin expérimental sous la responsabilité de son fidèle collaborateur, chef de cultures, Joseph Victor Viviand-Morel (1843-1915), également rédacteur en chef de Lyon horticole. Alexis Jordan cultive avec l’aide de son chef de cultures, des milliers d’espèces végétales durant 50 ans afin d’attester de manière expérimentale que les espèces proches qu’il cultive ne s’hybrident pas entre elles et peuvent donc être considérées comme des espèces distinctes.

L’Abbé Cariot (1820-1883) : botaniste passionné, il fit paraître « Etude des fleurs » en 1841, ouvrage du à l’abbé Chirat auquel il apporta de nombreux compléments. L’ouvrage renfermait des plantes du Rhône, de la Loire, de L’Ain et la partie de l’Isère qui s’étend de Vienne à la Grande Chartreuse.

Ce XIXème siècle fut un vivier horticole, maraîcher et arboricole avec l’explosion de la diversité, la création et l’introduction de nouvelles variétés tant fruitières que florales (roses). Il vit également la création de la Société Linnéenne de Lyon, la Société Horticole du Rhône et la Société Pomologique de France.

Nous changeons de siècle avec deux autres botanistes lyonnais de renom :

Georges Nétien (1916-1999) : Il publiera près de 250 publications tant sur la botanique que sur la pharmacologie. Il est l’un des pionniers de l’homéopathie. Il participe à la vie de plusieurs sociétés savantes notamment de la Société Linnéenne qu’il dirige en 1951. Il est, notamment, l’auteur de la Flore lyonnaise éditée en 1993 par la Société Linnéenne de Lyon ainsi que du Complément à la Flore lyonnaise paru en 1996.

 

Nous terminerons cette plongée dans le temps botanique par la participation de Gilles Dutertre  et Jean-Marc Tison avec Bruno de Foucault à l’élaboration de « Flora Gallica » en 2014″. L’ouvrage est indispensable pour qui s’intéresse à la flore. Près de treize ans de travail auront été nécessaires à un comité de plus de soixante spécialistes reconnus, réunis par la Société botanique de France , pour aboutir à ce qui est appelé à devenir un ouvrage de référence : une flore totalement refondue, à jour des dernières découvertes. Flora Gallica suit la classification phylogénétique la plus récente (celle de l’APG III) et possède l’originalité d’indiquer les modèles architecturaux des arbres et de contenir des indications pour la formation des noms phytosociologiques. L’ouvrage contient les clés de détermination de l’ensemble des espèces naturelles, acclimatées ou cultivées en grand de Ptéridophytes, Gymnospermes et Angiospermes présentes en France continentale et Corse. Les clés sont agrémentées d’informations de phénologie, de répartition et d’habitat et des illustrations nécessaires à l’utilisateur. De nombreuses notes fournissent des informations précieuses qui aideront l’utilisateur confronté à la réalité du terrain, développent des questions de taxonomie ou de nomenclature ou explicitent certains choix faits dans Flora Gallica. Un copieux glossaire facilitera la compréhension des termes techniques. Couvrant l’ensemble du territoire métropolitain, Flora Gallica décrit plus de 6000 taxons dont environ 5000 espèces naturelles spontanées.

Et en bonus, voici un livre chaudement recommandé par notre conférencier Sylvain Milliand : Le procès des étoiles

 

En 1735, trois personnalités de l’Académie royale des sciences de Paris, Godin, Bouguer et La Condamine, sont envoyées au Pérou pour y mesurer un arc du méridien terrestre. L’expédition doit durer quelques mois, mais c’est sans compter avec les rivalités politiques, les ambitions personnelles et la faiblesse des hommes. …La bonne entente cède bientôt le pas à la jalousie et à la haine. Puis l’Académie des sciences coupe les crédits. Forcés de vivre d’expédients, les savants français vont se lancer dans d’incroyables aventures. Seuls deux membres de l’expédition rentreront en France,  les autres mourront ou sombreront dans la folie.

 

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On trouve des traces du figuier en Asie mineure, trois mille ans avant notre ère. Il fut même trouvé en 2006 dans la vallée du Jourdain en Israël neuf figues parthénocarpiques (ne produisant pas de graines) qui seraient vieilles de 11400 ans. Vers -100 avant JC, Pline l’ancien évoquait déjà la culture de 29 variétés de figues différentes. Aujourd’hui, on trouve le figuier dans tous les pays de type méditerranéens, mais aussi dans des pays aux températures moins clémentes (jusqu’en Suède).

 

Le figuier commun- Ficus carica- est un arbre fruitier de la famille des Moraceae qui donne des fruits appelés figues. On l’appelle aussi figuier de Carie (ancienne province d’Asie mineure d’où le figuier est sensé provenir). Le figuier mâle (quelquefois appelé figuier sauvage) ne donne pas de fruits et est nommé ‘caprifiguier’. Dans les zones méditerranéennes, il existe des figuiers mâles et femelles qui sont pollinisés par un insecte : le blastophage

 

 

 

 

 

 

Les variétés cultivées produisent sans pollinisation ( elles sont parthénocarpiques) sauf celles de type San Pedro ( ‘Violette normande et ‘Jannot’). Le figuier possède une sève laiteuse photo-toxique, et qui a la propriété de cailler le lait.  Son feuillage caduc comprend de grandes feuilles, larges de 25 cm, épaisses, coriaces, à 3 à 5 lobes profonds, à bord lisse, veloutées en dessous et rugueuses sur le dessus. Il s’agit d’une espèce monoïque, avec des fleurs nombreuses insérées dans un réceptacle charnu appelé parfois ‘sycone’. Le sycone possède une petite ouverture, l’ostiole .

 

 

 

 

 

 

 

 

Les variétés cultivées peuvent être bifères ou unifères : les bifères donnent deux récoltes par an. Les figues mûres en Juillet sur les rameaux de l’année précédente sont nommées ‘figues-fleurs’. Celles apparaissant en automne sur les rameaux de l’année en cours sont nommées ‘figues-fruits’ ou figues d’automne. Les unifères fructifient une seule fois en fin d’été. Dans les régions où les gelées de printemps sévissent, il faut s’attendre à une récolte de figues-fleurs quasi nulle -préférer une variété unifère. Si le figuier peut résister à -17°c en climat sec, une destruction partielle ou totale peut avoir lieu avec des t° oscillant de -10°C à -12°C mais il peut y avoir des repousses l’année d’après. Tout dépendra également de la situation de l’arbre (courant-d’air, humidité…). La taille de formation et de rajeunissement sera privilégiée en s’assurant que la lumière pénètre bien au centre de l’arbre.  Le bouturage est conseillé, la greffe ayant peu d’intérêt. Tailler hors des périodes de gel et recouvrir les plaies avec un mastic cicatrisant. Le figuier est un arbre assez résistant, mais de mauvaises conditions de culture peuvent l’affaiblir. Les principaux ravageurs sont la teigne du figuier, le céroplaste du figuier (cochenille), la mouche noire du figuier et la scolyte du figuier.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour connaître quelques variétés de figuier :

diverses variétés

et pour ceux qui veulent en savoir plus sur la fécondation du figuier, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/arbres/figuier.htm

 

 

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Cette conférence nous a permis de mieux connaître le milieu des parfums ainsi que l’étroite relation existant entre les plantes et le parfum. Ont été passés en revue, l’origine du parfum, son histoire, ses techniques d’extraction, l’aspect marketing…

Voici quelques éléments de cette conférence très instructive et menée de main de maître par nos deux conférenciers :

 

Le parfum est avant tout une odeur mise au point par les plantes au cours de l’évolution à la fois pour repousser les prédateurs et attirer les pollinisateurs. Le parfum des plantes résulte d’une co-évolution et est à mettre en relation  (ainsi que la couleur, la forme, le nectar de la fleur, les couleurs et sécrétions du fruit), avec les agents de pollinisation (pollen) et de dispersion (fruits) de la plante.

L’exemple de l’Ophrys fruciflora est très édifiant : cette orchidée émet un parfum qui est l’imitation végétale du parfum du partenaire sexuel du bourdon pollinisateur. Celui-ci est à chaque fois leurré par la plante : pas de femelle pour se reproduire, que de la fleur mais le bourdon est quand même dédommagé par le nectar présent dans la fleur pour qu’il se rassasie, reparte énervé avec une cargaison de pollen.

 

 

 

Depuis la nuit des temps, le parfum des végétaux s’utilise pour mettre les sens en éveil. A l’origine très brut, il fut au fur et à mesure des civilisations, complexifié. Dès l’Antiquité, le parfum était présent sous forme de baumes, huiles ou liqueurs. Les Égyptiens, Grecs et Romains, les brûlaient en l’honneur des divinités. Au Moyen-Âge, le parfum se raréfie puis la découverte de nouvelles contrées amènera de nouvelles fragrances (épices), puis l’utilisation de la distillation marquera un tournant dans l’histoire du parfum. L a renaissance est une période clé pour le parfum car elle marque l’arrivée de l’ambre, du jasmin, de la vanille, cacao, poivre et musc. La Provence participe à l’essor de la parfumerie. Puis au XIX ème, de nouvelles techniques d’extraction arrivent, le parfum se démocratise, on place des sachets parfumés dans les armoires… et au XX ème le parfum devient incontournable et voit l’apparition de grands créateurs.

 

Le parfum au même titre que beaucoup d’odeurs, a la capacité de raviver des souvenirs profondéments enfouis. Nos ancêtres connaissaient déjà le pouvoir des odeurs, et divers arômes sont encore utilisés lors des rites religieux ainsi que dans la médecine traditionnelle.

 

 

 

Les techniques d’extraction ont beaucoup évolué, celle utilisée dans l’activité professionnelle de nos conférenciers, est la distillation par entraînement par la vapeur d’eau avec des cuves en inox.

 

 

 

 

Aujourd’hui, le parfum représente un marché colossal et  est devenu un produit commercial comme un autre. Ce marché englobe les cosmétiques, détergents, arômes alimentaires, maison, voitures, lieux publics, soins du corps,…Malheureusement, le parfum est devenu en grande partie un produit industriel fabriqué à base de molécules synthétiques. Heureusement il reste  de grandes maisons qui utilisent des matières nobles d’origine naturelle et surtout des artisans parfumeurs dont font partie Véronique Biard et Bernard Van der Shaegh.

Véronique Biard et Bernard Van der Shaegh ont co-fondé en 2014 les jardins de Carbay Hills à Carbay dans le Maine et Loire. Cette société a pour objet la culture et la transformation de plantes aromatiques et à parfum, en produits de bien-être et leur distribution.
Ils ont repris une ancienne ferme et ses 5 hectares de prairies, bois et étang pour installer le projet des Jardins de Carbay Hills en 2013.
Les jardins de cultures, le grenier de séchage et l’atelier de fabrication sont tous réunis sur le domaine, gage de qualité, de réactivité et de maîtrise totale du processus de fabrication et de conditionnement.
 Les Jardins de Carbay Hills propose des produits à base de plantes aux senteurs raffinées, aux textures luxueuses, et qui nous livrent leurs bienfaits pour notre bien-être. Les plantes entrant dans la composition des produits sont cultivées naturellement et récoltées à la main, séchées dans un ancien grenier à grains sans apport d’énergie. Leur transformation et conditionnement sont également manuels.

pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous:

https://www.lesjardinsdecarbayhills.com/

 

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