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Cette conférence nous a été présentée par Thomas Rouillard, attaché de conservation au muséum d’histoire naturelle d’Angers.

Nous le remercions pour cette conférence très détaillée et fort intéressante sur la vie des deux frères, Aristide Aubert  et Louis Marie Aubert Dupetit Thouars nés au XVIIIème siècle, le premier ayant passé à la postérité pour des faits de guerre et le deuxième étant devenu célèbre pour son travail de botaniste.

Voici quelques éléments de cette conférence :

Aristide Aubert

En 1636, la famille Aubert de Saint-Georges a acquis la terre du Petit-Thouars, située à Saint-Germain-en-Vienne. Ensuite, après une carrière militaire réussie, Georges III Aubert de Saint-Georges du Petit-Thouars devient lieutenant du roi à Saumur ainsi que commandant du château, de la ville et du pays saumurois. Son fils, Georges IV lui succèdera à ses postes en 1754. Ses neveux, Louis Marie Aubert et Aristide Aubert naissent au château de Boumois (Saint-Martin-de-la-Place), Aristide naîtra le 31 août 1760. Si le premier frère devient un naturaliste réputé, le second choisit lui une voie militaire et ira à 9 ans à l’école militaire de La Flèche. Aristide Aubert du Petit-Thouars est passionné par les aventures en mer et rêve de se faire embaucher comme mousse. Mais c’est son frère, le botaniste, qui partira sur l’expédition de La Pérouse en 1785. Aristide participera à la guerre d’indépendance américaine.

Pas une vie facile pour Aristide

En 1791, Aristide décide d’armer un navire pour partir à la recherche de La Pérouse, sur des fonds octroyés par Louis XVI. C’est un brick de 12 canons, Le Diligent, qui sera affrété le 2 août 1792. Malheureusement, l’objectif de l’expédition ne sera jamais rempli, c’est à dire que jamais il ne retrouvera La Pérouse. Cependant, au Cap-Vert, il trouvera un équipage d’une quarantaine de portugais mourant de faim qu’il décide de sauver en les transportant sur une autre île, leur donnant une très grande partie de ses vivres. Une maladie décimera le tiers de son équipage. Parti chercher du secours au Brésil, il échouera à Recife. Mais les portugais (occupant du Brésil) qui se méfiaient des événements révolutionnaires en France, arrêteront Aristide pour l’emprisonner. Au bout de plusieurs mois, il sera libéré mais du fait de la Révolution française et de son statut d’aristocrate, il ne pourra pas revenir en France. Il décide d’ailleurs de changer son nom en Dupetit-Thouars, abandonnant sa particule. Il s’exilera pendant 3 ans en Amérique du Nord en attendant que les choses se calment en France.

La bataille d’Aboukir

Il regagne ensuite la France où il est réintégré dans la marine. En 1796, il devient chef de division et prend le commandement du Tonnant en mai 1798, un vaisseau de 80 canons de l’escadre de Bonaparte, avec laquelle il participera à l’expédition d’Egypte. Plus tard, quand l’armée française débarque en Egypte, la flotte française reste en mouillage dans la rade d’Aboukir, contre les conseils de Dupetit-Thouars. Le 1er août 1798, ils sont pris en nasse entre les bateaux anglais de l’amiral Nelson et la rade d’Aboukir. La position est désespérée face aux coups de canons de la flotte impériale. Le Tonnant affrontera seul 3 vaisseaux anglais, avant de mettre d’abord hors d’état le HMS Majestic et le HMS Bellerophon, et avant qu’une nouvelle flotte n’arrive contre ce bateau. Les combats sont très violents. Le Tonnant est l’un des seuls bateaux encore debout, tant la flotte française est décimée. Il est cerné par 4 bâtiments anglais. Puis, c’est le drame. Un boulet de canon emporte le bras d’Aristide. Mais ce dernier refuse de quitter le navire. Il reprend le commandement avant qu’un boulet ne lui emporte les deux jambes. Il s’installe donc dans un baril pour lancer ses ordres, mais perdant trop de sang, sa vie le quitte. Avant de mourir, il aura simplement le temps de donner un dernier ordre à ses hommes « Equipage du Tonnant, n’amène jamais ton pavillon » (ne te rend jamais). Son corps sera balancé à l’eau selon son désir, avant que le Tonnant ne parvienne à s’éclipser de nuit, pour avoir l’honneur sauf et ne pas à avoir à signer de reddition. Le vaisseau s’échouera sur une plage égyptienne quelques milles plus loin, et les britaniques le retrouveront abandonné, avant de l’incorporer à leur flotte. Il sera rebaptisé HMS Tonnant et combattra sous les ordres de Nelson à Trafalgar. On raconte même que c’est sur ce bateau que l’hymne américain « The Star-Spangled Banner » aurait été écrit par l’américain Francis Scott Key le 14 septembre 1814. Ce bateau fera également partie du convoi britannique amenant Napoléon à Sainte-Hélène, pour sa dernière aventure.

Hommage à Dupetit-Thouars

Aujourd’hui, en l’honneur du héros saumurois, une place et une rue à son nom se trouvent dans la ville de Saumur. Une rue Dupetit-Thouars se situe également à Paris, Lille et Angers. Un monument avec une statue en pied d’Aristide Dupetit-Thouars, sculptée par Albert Jouanneault, est située place du Petit-Thouars à Saumur,. Elle a été inaugurée par le Ministre Georges Leygue en 1933. Un monument sur la stratégie du Tonnant, sculptée par Alfred Benon, a été inaugurée à Saint-Martin-de-la-Place en 1931.
De plus, la marine nationale française lui a rendu hommage à maintes reprises, en donnant son nom à 6 bateaux depuis 1799, qui ne sont tous plus sur les eaux.
En 2023, un sous-marin d’attaque nucléaire portera le nom Dupetit-Thouars.

 

Louis-Marie Aubert

Louis-Marie Aubert le botaniste

Louis-Marie Aubert du Petit-Thouars naît le 5 novembre 1758 au château de Boumais à St Martin de la Place. Il entre à l’école militaire de La Flèche, puis se consacre ensuite à l’étude de la botanique, initié par Dolomieu. En 1792, il s’associe à son frère qui organise une expédition pour retrouver La Pérouse. Le départ de Brest est un échec, son frère met à la voile sans l’attendre car il est menacé d’arrestation. Il le rejoint à l’Île de France (Île Maurice) après de nombreuses péripéties. Il y passe plusieurs années durant lesquelles il recueille des matériaux sur le règne végétal et il ne reverra plus jamais son frère. Durant cette période il séjourne aussi quelques mois à l’île Bourbon (La Réunion) et l’île de Madagascar. Il revient en France en 1802 avec un herbier de 2 000 plantes exotiques. Rentré en France en 1802, il est nommé directeur de la pépinière du Roule et continue ses travaux, notamment en physiologie végétale.

Louis-Marie Aubert Dupetit-Thouars publie plusieurs écrits sur la botanique et l’agriculture, dont :

  • Dissertation sur l’enchainement des êtres, 1788 ;
  • Histoire des végétaux recueillis dans les îles de France, de Bourbon et de Madagascar, 1804 ;
  • Essai sur la végétation considérée dans le développement des bourgeons, 1809 ;
  • Mélanges de botanique et de voyages, 1809 ;
  • Cours de botanique appliquée aux productions végétales, 1815 (ouvrage inachevé) ;
  • Verger français, 1817 ;
  • Cours de physiologie ou de botanique générale, 1819-1820 ;
  • Flore des îles australes de l’Afrique, 1822.

La pépinière sera fermée en 1827 et Il meurt le 12 mai 1831 à Paris pauvre et isolé.

 

 

 

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Vous trouverez le compte-rendu de la conférence de Yves Le Guennec sur le greffage en cliquant sur

le lien ci-dessous:

COMPTE RENDU DE LA CONFERENCE SUR LE GREFFAGE POUR LA SHA LE 2 MARS 2019

 

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Jérôme Chéné a repris les pépinières ‘Roses Loubert’ il y a quelques années et est en charge  de la production et commercialisation des rosiers. Aujourd’hui, 30 000 rosiers sont en production (pots et plein champ), regroupant 2400 variétés greffées en 2018 et commercialisées en Europe, Japon, Chine et Réunion. Les pépinières sont membres du label ‘produit en Anjou’.

La roseraie, restée propriété de Mme Loubert, est classée collection nationale de rosiers par le CCVS. Sur 1100 variétés, 260 sont dans la collection actuelle et 80 variétés sont en cours de recherche. Ces précieux rosiers sont greffés sur Rosa laxa.

 

Jérôme Chéné a passé en revue différentes espèces avec leurs caractéristiques, tout en détaillant ses roses préférées : ‘Roses Loubert’: ‘Joasine Hanet’, ‘Souvenir de Melle Juliette Bricard’, ‘Rosiériste Pajotin-Chedanne’, ‘Bouquet de flore’, ‘Perle angevine’, ‘Mme Véronique Cachet’, ‘Alliance Franco-Suisse’, ‘Sidonie’,…

Voici quelques roses angevines  :

 

 

 

 

 

Les différentes familles de roses ont été passées en revue avec leurs principales caractéristiques:

Galliques ( photo : rose ‘Maître Ecole’). Les rosiers Galliques sont en général non remontants. Leur floraison est printanière et délicieusement parfumée.

 

 

 

Alba (photo : rose ‘Jeanne d’Arc’). Ce sont des rosiers à floraison unique, à fleurs blanches ou rosées et très parfumées. Ce sont des rosiers très résistants.

 

 

Damas (photo : rose ‘Mme Hardy’). Ce sont des rosiers robustes utilisés en parfumerie. Rosa damacena semperflorens est le seul remontant du groupe.

 

 

Centifolia (photo : rose ‘Fantin Latour’). Rosiers à fleurs globuleuses au parfum exquis. Il s’agit d’une sélection hollandaise.

 

 

Mousseux (photo : rose ‘René d’Anjou’). Rosiers à poils odorants sur le pédoncule. Ces rosiers sont souvent parfumés et parfois remontants.

 

 

Portland (photo : rose ‘Yolande d’Aragon’). Rosiers parfumés, robustes et remontants.

 

 

Chinensis (photo : rose ‘Bébé fleuri’). Rosiers parfois frileux avec une floraison rose ou rouge, sauf pour le viridiflora (verte)

 

 

Thés  (photo : rose ‘Isabelle Nabonnand’). Rosiers obtenue par hybridation de rosiers de Chine. Leur odeur rappelle celle des feuilles de thé chinois.

 

 

Noisettes (photo : rose ‘Blush noisette’). Rosiers en forme de grands buissons ou de grimpants remontants, parfois à floraison continuelle.

 

 

Bourbons (photo : rose ‘Louise Odier’). Le premier rosier de cette famille a été découvert il y a 200 ans sur l’île Bourbon (ex-île de la réunion). Rosier à fleurs doubles au parfum fruité.

 

 

Hybrides remontants ( photo : rose ‘Empereur du Maroc’). Descendants des rosiers Bourbons, les fleurs de ces rosiers sont souvent parfumées avec une large palette de couleur.

 

 

Rugosa (photo : rose ‘Souvenir de Trélazé’). Ils sont originaires du Japon jusqu’à la Sibérie et sont parmi les plus robustes. Les fleurs sont simples ou doubles et sont très parfumées. Ils sont souvent drageonnants.

 

Pimprenelles (photo : rose ‘Paula Vapelle’). Ces rosiers se caractérisent par leurs petites feuilles et leur floraison précoce. Ils sont très résistants au froid et poussent dans des sols pauvres.

 

Polyantha (photo : rose ‘Rosiériste Pajotin-Chedanne’). Ce sont de petits rosiers très florifères et rarement parfumés. Ils sont cultivables en pot.

 

 

Moschata (photo : rose ‘Felicia’). Rosiers formant de grands buissons ou de petits grimpants.

 

 

Hybrides de Thés (photo : rose ‘La France’). Ce sont les premières roses modernes dues à un croisement des Thés et hybrides remontants.

 

 

Lianes (photo : rose ‘Maria Liesa’). Rosiers très vigoureux, robustes et à floraison très spectaculaire en fin de printemps.

 

 

Et pour plus de détails, voici le site à consulter :

http://www.pepiniere-rosesloubert.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

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Didier Boos * nous a présenté un panorama complet des hortensias et hydrangea. Le genre Hydrangea, d’origine asiatique et américaine, est composé de 23 espèces. L’espèce la plus répandue est Hydrangea macrophylla ou hortensia originaire du Japon. À la fin du XIXème siècle, l’hortensia constituait déjà une production majeure en Anjou. Les colporteurs de l’Oisans (dont faisait partie l’aïeul de Didier Boos), venaient s’y approvisionner en jeunes plants pour les vendre en Europe et dans le monde. Aujourd’hui, 7 millions de plantes en « vert » sont vendues dont 80% à l’export. Certaines variétés, sélectionnées en Pays de Loire, sont diffusées dans le monde entier et particulièrement aux USA, Japon et Chine. C’est le botaniste Jan Frederik Gronovius qui créa le terme Hydrangea du grec hydor (eau) et angos (vase) d’après la forme caractéristique des capsules en forme de coupe.

Le 5 Juin 2015, à l’Arborétum Gaston Allard, a été officiellement lancé la marque « Hortensia d’Angers, Val de Loire »

Vous pourrez retrouver les éléments sur les différentes espèces et leur condition de culture sur le site de Boos Hortensia en cliquant sur le lien ci-dessous:

https://www.hortensia-hydrangea.fr/

Vous pourrez également retrouver le tableau concernant l’évolution de la couleur des hydrangeas en fonction du pH du sol en cliquant sur le lien ci-dessous:

La couleur des hortensias

Vous pouvez également retrouver ce tableau dans le site de ‘Boos hortensia’

À l’issue de la réunion, Didier Boos nous a fait tester le « thé de Bouddah ». Cette boisson est une infusion faite à partir des feuilles d’Hydrangea serrata ‘Oamacha’. Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous:

Thé de Bouddah

Merci à Didier Boos pour cette conférence très complète et pour la sympathique dégustation du thé de Bouddah que vous pourrez préparer chez vous après avoir planté un Hydrangea serrata ‘Oamacha.

* Président de HW² Hydrangea World Wide

http://hydrangea-hortensia.eu/

 

 

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Jean-Claude Pottier, président des Nicolas montreuillais et membre de la société d’orchidophilie de Poitou Charentes, nous a décrit en détail de nombreuses espèces d’orchidées sauvages présentes dans notre région. Merci à lui pour son exposé complet et détaillé.

Pour en savoir plus sur les orchidées sauvages décrites dans la conférence:

http://www.orchidee-poitou-charentes.org/

 

Quelques rappels sur les orchidées sauvages:

S’il est une fleur fascinante, c’est bien l’orchidée. les orchidées forment l’une des familles la plus vaste et la plus évoluée du règne végétal. Au printemps, au moment de leur floraison, elles se remarquent généralement par leur couleur, la forme de leur fleur ou leur taille : difficile de les confondre avec d’autres plantes ! Certaines espèces sont suffisamment répandues pour que vous puissiez espérer les rencontrer au cours de vos balades.

Orchis purpurea est aisément reconnaissable, on la rencontre un peu partout en France (sauf en Bretagne et dans le Jura), dans les pelouses calcaires et les sous-bois ensoleillés.

 

 

 

Orchis mascula est fréquente au bord des routes, dans les prés et les sous-bois clairs. Ses fleurs varient du rose fushia au violet.

 

 

 

Ophrys apifera est relativement répandue dans les zones sèches et les sols calcaires : friches, jardins, pelouses urbaines…

 

 

 

Himantoglossum hircinum (orchis bouc) est facilement repérable en raison de sa grande taille (80 à 90cm de hauteur), et on l’identifie à coup sûr grâce au labelle démesuré des fleurs et leur « parfum » caractéristique et prononcé. Elle apprécie les talus ensoleillés, et d’une manière générale les sols secs et calcaires.

 

 

Anacamptis pyramidalis se remarque de loin avec ses fleurs rose soutenu (plus rarement rose pâle). On peut la croiser sur les sols calcaires, les friches, les talus et les prairies maigres.

 

 

 

On estime que sur les 160 espèces d’orchidées présentes en France métropolitaine, 27 sont menacées de disparition et 36 sont proches de l’être si aucune mesure n’est prise pour les sauvegarder. Comme pour de nombreuses autres espèces vivantes, tant animales que végétales, les activités humaines sont en grande partie responsables du déclin des populations.

Hammarbya paludosa victime de l’assèchement des zones humides.

 

 

 

 

Anacamptis laxiflora et Ophrys aymoninii, victimes de la disparition des zones ouvertes (prairies, landes, friches) et de la raréfaction des pollinisateurs. Sans compter les cueillettes sauvages illégales responsables de la disparition de plusieurs espèces dont Cypripedum calceolus.

 

 

 

( d’après un article de Clémentine Desfemmes-28/12/2012)

NDLR:

Toutes les orchidées sauvages ne fleurissent pas qu’en Mai, certaines comme Spiranthes automnalis fleurissent en fin d’été:

surveillez bien votre pelouse en fin d’été car vous pouvez y découvrir cette orchidée, hôte des pelouses rases.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour cette conférence, Céline Baudet, de la société AGRISTEM, nous a présenté les différents moyens de porter secours aux plantes grâce aux…plantes! Nos plantes sont des êtres vivants qui nécessitent des règles d’équilibre et de diététique horticole. A nous de favoriser leur santé. Bien que les plantes disposent de nombreuses capacités de riposte aux agresseurs, elles ont parfois besoin d’un coup de main du jardinier qui leur apportera, grâce aux extraits de plantes, un moyen de se défendre et de se renforcer. Le but recherché n’est pas d’éradiquer mais de réguler.

Après avoir passé en revue les différents types d’extraits de plantes et leur fabrication (extraits fermentés, décoctions, et infusions), Céline Baudet nous a présenté leurs différents modes d’action et d’application de ces extraits avec les principales plantes utilisées à cet effet.

  •  Plantes stimulantes (achillée, bardane, camomille, consoude, fougère, ortie, pissenlit, souci…)
  •  Plantes fongicides (ail, absinthe,bardane, capucine, prêle, raifort, rumex, sauge, tanaisie…)
  •  Plantes répulsives (euphorbe, lierre, mélisse,menthe, ortie,prêle, rhubarbe, rue, sureau…)
  •  Plantes insecticides (ail, consoude, fougère, ortie, pyrèthre, saponaire, sureau…)

Parmi toutes ces plantes, quatre (les quatre mousquetaires) sont utilisées couramment: l’ortie, la fougère, la prêle et la consoude. Mais d’après son expérience, Céline Baudet ne conseille pas d’utiliser les quatre en mélange (trop d’informations différentes pour la plante). En revanche, la prêle et la consoude peuvent être administrées ensemble pour stimuler et renforcer les défenses naturelles.

Concernant les extraits fermentés (alias « les purins »), voici quelques règles à retenir:

  • Utiliser si possible de l’eau de pluie et surtout pas d’eau calcaire ou trop dure
  • Faire de grandes quantités (50 l) plutôt que des échantillons
  • Oxygéner par brassage fort au moins une fois par jour
  • vérifier la présence de petites bulles, signe de fermentation
  • Le jour même où il n’y a plus de bulles : soutirer et filtrer. Conserver dans des contenants pleins (pas d’air) et dans le noir.

Cette conférence a donné lieu à de nombreux échanges sur la lutte biologique dans les jardins et l’utilisation des différents extraits de plantes utilisés.

Merci à Céline Baudet pour son exposé qui a permis d’enrichir nos connaissances et de corriger certaines erreurs de méthodologie.

 

http://www.agristem.com/

 

 

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Résumé de la conférence :

 

Les légumineuses à caractère ornemental sont originaires d’Amérique, d’Asie, d’Océanie, d’Europe et d’Afrique, essentiellement des régions tropicales, subtropicales et méditerranéennes. Elles ont été introduites progressivement en Europe à partir du 17e siècle. La diversité trouvée dans le groupe a permis de développer des utilisations variées au jardin comme en aménagement.

Ainsi nous rencontrons des arbres utilisés en alignement (Gleditsia, Robinia) ou en sujet isolé (Cercis, Laburnum), des arbustes pouvant former des massifs ou des haies (Colutea), des plantes grimpantes (Wisteria), des plantes à massif (Lupinus) ou encore quelques genres en fleuristerie (Lupinus, Lathyrus, Phaseolus, Cytisus).

L’intérêt grandissant du jardinier pour certains genres a incité les sélectionneurs à créer encore plus de nouveautés notamment chez les Lupinus (travaux de Russel dans les années 1930 en Angleterre) ou plus récemment chez les Genisteae (travaux du GIE Eurogeni en collaboration avec l’INRA d’Angers-Nantes de 2005 à 2016). Chez ces genres, peu étudiés jusque là, de nombreux moyens ont été mis en œuvre pour innover.

Malgré ces nouveautés, l’utilisation des légumineuses sous nos climats reste limitée aux genres les plus rustiques, peu nombreux.

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Merci à Agathe Le Gloanic pour cette conférence passionnante qui nous a fait voyager dans le monde complexe des Fabaceae.

et voici en conclusion :

  • le résultat d’un travail de 10 années de recherche de l’INRA/EUROGENI :

Cytisus racemosus PHEBUS® ‘GENI138’

 

  • et une fiche sur le Cercis chinensis avondale de la famille des Fabaceae

CERCIS CHINENSIS AVONDALE

 

 

 

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