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Colette Cassin, notre conférencière, nous a dressé des portraits variés de jardins de vivaces. Que l’on possède une toute petite surface ou un grand parc, il est toujours possible de trouver des vivaces adaptées à la surface disponible.

Pour Colette Cassin, un jardin de vivaces peut se résumer ainsi:

  • Conjuguer l’ornemental et le vital
  • Combiner facile et convivial
  • Associer simplicité et biodiversité
  • Manier graphisme et modernité

Nous sommes parti en voyage, du jardin trottoir au jardin de château en passant par le jardin de ville où les vivaces et les potagères s’allient pour le régal des yeux et des papilles.

Jardins trottoir d’Angers

 

 

 

 

 

De très nombreuses espèces de vivaces ont été passées déclinées: hémérocalles, crocosmias, knifofias,  sauges (Salvia nemorosa), leucanthèmes, bambous, fougères (Dryopteris erythrosa), ail d’ornement, sans oublier les plantes potagères qui aiment bien la compagnie des vivaces.

 

 

 

 

 

 

 

L’hiver arrive. Alors à vos crayons pour réaliser les plans de votre futur jardin alliant l’esthétisme (fleurs, feuillage) à l’intérêt écologique (biodiversité, arrosage limité, entretien facile). Les vivaces sont idéales de par leur diversité pour créer des tableaux diversifiés en formes, couleurs et silhouettes.

Pour aller plus loin:

http://www.domaine-poulaines.com/

https://www.chateaudurivau.com/fr/

https://www.lepage-vivaces.com/

 

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Jean-Claude Pottier, président des Nicolas montreuillais et membre de la société d’orchidophilie de Poitou Charentes, nous a décrit en détail de nombreuses espèces d’orchidées sauvages présentes dans notre région. Merci à lui pour son exposé complet et détaillé.

Pour en savoir plus sur les orchidées sauvages décrites dans la conférence:

http://www.orchidee-poitou-charentes.org/

 

Quelques rappels sur les orchidées sauvages:

S’il est une fleur fascinante, c’est bien l’orchidée. les orchidées forment l’une des familles la plus vaste et la plus évoluée du règne végétal. Au printemps, au moment de leur floraison, elles se remarquent généralement par leur couleur, la forme de leur fleur ou leur taille : difficile de les confondre avec d’autres plantes ! Certaines espèces sont suffisamment répandues pour que vous puissiez espérer les rencontrer au cours de vos balades.

Orchis purpurea est aisément reconnaissable, on la rencontre un peu partout en France (sauf en Bretagne et dans le Jura), dans les pelouses calcaires et les sous-bois ensoleillés.

 

 

 

Orchis mascula est fréquente au bord des routes, dans les prés et les sous-bois clairs. Ses fleurs varient du rose fushia au violet.

 

 

 

Ophrys apifera est relativement répandue dans les zones sèches et les sols calcaires : friches, jardins, pelouses urbaines…

 

 

 

Himantoglossum hircinum (orchis bouc) est facilement repérable en raison de sa grande taille (80 à 90cm de hauteur), et on l’identifie à coup sûr grâce au labelle démesuré des fleurs et leur « parfum » caractéristique et prononcé. Elle apprécie les talus ensoleillés, et d’une manière générale les sols secs et calcaires.

 

 

Anacamptis pyramidalis se remarque de loin avec ses fleurs rose soutenu (plus rarement rose pâle). On peut la croiser sur les sols calcaires, les friches, les talus et les prairies maigres.

 

 

 

On estime que sur les 160 espèces d’orchidées présentes en France métropolitaine, 27 sont menacées de disparition et 36 sont proches de l’être si aucune mesure n’est prise pour les sauvegarder. Comme pour de nombreuses autres espèces vivantes, tant animales que végétales, les activités humaines sont en grande partie responsables du déclin des populations.

Hammarbya paludosa victime de l’assèchement des zones humides.

 

 

 

 

Anacamptis laxiflora et Ophrys aymoninii, victimes de la disparition des zones ouvertes (prairies, landes, friches) et de la raréfaction des pollinisateurs. Sans compter les cueillettes sauvages illégales responsables de la disparition de plusieurs espèces dont Cypripedum calceolus.

 

 

 

( d’après un article de Clémentine Desfemmes-28/12/2012)

NDLR:

Toutes les orchidées sauvages ne fleurissent pas qu’en Mai, certaines comme Spiranthes automnalis fleurissent en fin d’été:

surveillez bien votre pelouse en fin d’été car vous pouvez y découvrir cette orchidée, hôte des pelouses rases.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour cette conférence, Céline Baudet, de la société AGRISTEM, nous a présenté les différents moyens de porter secours aux plantes grâce aux…plantes! Nos plantes sont des êtres vivants qui nécessitent des règles d’équilibre et de diététique horticole. A nous de favoriser leur santé. Bien que les plantes disposent de nombreuses capacités de riposte aux agresseurs, elles ont parfois besoin d’un coup de main du jardinier qui leur apportera, grâce aux extraits de plantes, un moyen de se défendre et de se renforcer. Le but recherché n’est pas d’éradiquer mais de réguler.

Après avoir passé en revue les différents types d’extraits de plantes et leur fabrication (extraits fermentés, décoctions, et infusions), Céline Baudet nous a présenté leurs différents modes d’action et d’application de ces extraits avec les principales plantes utilisées à cet effet.

  •  Plantes stimulantes (achillée, bardane, camomille, consoude, fougère, ortie, pissenlit, souci…)
  •  Plantes fongicides (ail, absinthe,bardane, capucine, prêle, raifort, rumex, sauge, tanaisie…)
  •  Plantes répulsives (euphorbe, lierre, mélisse,menthe, ortie,prêle, rhubarbe, rue, sureau…)
  •  Plantes insecticides (ail, consoude, fougère, ortie, pyrèthre, saponaire, sureau…)

Parmi toutes ces plantes, quatre (les quatre mousquetaires) sont utilisées couramment: l’ortie, la fougère, la prêle et la consoude. Mais d’après son expérience, Céline Baudet ne conseille pas d’utiliser les quatre en mélange (trop d’informations différentes pour la plante). En revanche, la prêle et la consoude peuvent être administrées ensemble pour stimuler et renforcer les défenses naturelles.

Concernant les extraits fermentés (alias « les purins »), voici quelques règles à retenir:

  • Utiliser si possible de l’eau de pluie et surtout pas d’eau calcaire ou trop dure
  • Faire de grandes quantités (50 l) plutôt que des échantillons
  • Oxygéner par brassage fort au moins une fois par jour
  • vérifier la présence de petites bulles, signe de fermentation
  • Le jour même où il n’y a plus de bulles : soutirer et filtrer. Conserver dans des contenants pleins (pas d’air) et dans le noir.

Cette conférence a donné lieu à de nombreux échanges sur la lutte biologique dans les jardins et l’utilisation des différents extraits de plantes utilisés.

Merci à Céline Baudet pour son exposé qui a permis d’enrichir nos connaissances et de corriger certaines erreurs de méthodologie.

 

http://www.agristem.com/

 

 

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Résumé de la conférence :

 

Les légumineuses à caractère ornemental sont originaires d’Amérique, d’Asie, d’Océanie, d’Europe et d’Afrique, essentiellement des régions tropicales, subtropicales et méditerranéennes. Elles ont été introduites progressivement en Europe à partir du 17e siècle. La diversité trouvée dans le groupe a permis de développer des utilisations variées au jardin comme en aménagement.

Ainsi nous rencontrons des arbres utilisés en alignement (Gleditsia, Robinia) ou en sujet isolé (Cercis, Laburnum), des arbustes pouvant former des massifs ou des haies (Colutea), des plantes grimpantes (Wisteria), des plantes à massif (Lupinus) ou encore quelques genres en fleuristerie (Lupinus, Lathyrus, Phaseolus, Cytisus).

L’intérêt grandissant du jardinier pour certains genres a incité les sélectionneurs à créer encore plus de nouveautés notamment chez les Lupinus (travaux de Russel dans les années 1930 en Angleterre) ou plus récemment chez les Genisteae (travaux du GIE Eurogeni en collaboration avec l’INRA d’Angers-Nantes de 2005 à 2016). Chez ces genres, peu étudiés jusque là, de nombreux moyens ont été mis en œuvre pour innover.

Malgré ces nouveautés, l’utilisation des légumineuses sous nos climats reste limitée aux genres les plus rustiques, peu nombreux.

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Merci à Agathe Le Gloanic pour cette conférence passionnante qui nous a fait voyager dans le monde complexe des Fabaceae.

et voici en conclusion :

  • le résultat d’un travail de 10 années de recherche de l’INRA/EUROGENI :

Cytisus racemosus PHEBUS® ‘GENI138’

 

  • et une fiche sur le Cercis chinensis avondale de la famille des Fabaceae

CERCIS CHINENSIS AVONDALE

 

 

 

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Les Mascareignes, la Réunion et Maurice, autrefois l’île Bourbon et l’Isle de France, étaient des îles désertes sans oublier la petite île Rodrigues. Découvertes vers 1520 elles ne commencèrent vraiment à se développer qu’au milieu du XVIIème siècle. L’Isle de France surtout se montra un point stratégique et une escale de ravitaillement de grande importance vers l’Inde et l’Orient, toujours convoité par les Anglais qui ne réussirent à en prendre possession qu’en 1810. Deux personnages furent déterminants dans un endroit où il y avait tout à faire : La Bourdonnais de 1735 à 1746 et Poivre de 1767 à 1773. La population dépassait à peine 30 000 âmes.

Pour consulter la suite de la conférence, cliquez sur le lien ci-dessous:

Conférence de Jean-Claude REY

Le jardin de Pamplemousses :

C’est un jardin « botanique » de 37 ha situé à Maurice dans le district de Pamplemousses et le village du même nom. Créé par Pierre Poivre, il porte maintenant le nom de Sir Seewoosagur Rangoolan ancien premier ministre de Maurice et père de son indépendance.

Il succède au jardin du gouverneur de La Bourdonnais fondé en 1735.

 

 

 

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La pépinière Minier est la plus ancienne pépinière angevine avec 179 ans de tradition et d’évolution. Fondée en 1838 par Mr Halopé de Leroy pépinières, elle aura son siège social rue Volney jusqu’en 1919. Puis ce sera le développement de la production de jeunes plants. A la fin de la seconde guerre mondiale, Robert Minier donnera un nouveau souffle à l’entreprise et ce pendant quarante ans. Les pépinières Minier rejoindront le groupe coopératif Terrena en 1997.

Le nouveau guide ( troisième édition, le dernier opus datant de 2003), offre tout au long de ses 456 pages une approche novatrice de ce type d’ouvrage.

Après quelques pages consacrées à des généralités sur les différents styles de jardins puis à des conseils de plantation et d’entretien, on passe aux propositions de choix de plantes selon leur usage, leur intérêt saisonnier, leurs particularité et leur adaptation aux différents types de sol.

Vient ensuite le catalogue complet, alphabétique par nom de genre accompagné de pictogrammes sur les besoins en eau, des  conseils pratiques. Viennent ensuite les différentes espèces et cultivars avec leurs noms vernaculaires, leurs qualités principales, l’exposition, l’origine, le type de feuillage, les dimensions, l’utilisation avec un descriptif complet.

 

 

 

 

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Le lagerstroemia est un arbuste originaire de l’hémisphère sud, à floraison estivale. Son tronc est remarquable et son feuillage luisant.

Il fut décrit par Linné en 1759 après avoir reçu la plante de Magnus Von Lagerstroëm, d’où son nom.

Fiche d’identité: famille des Lytrhacées, le genre comprend 40 espèces dont 27 sont issues du Vietnam et une d’Australie. Cette famille comprend d’autres genres tels que : Punica, Cuphea, Hemia, Lytrium et l’espèce Lawsonia henni dont on tire le henné.

Dans la nature

En ornemental

 

 

 

 

 

 

 

Cet arbuste aime la chaleur en période de végétation avec une exposition en plein soleil. Le sol doit être bien drainé mais le lagerstroemia aime les arrosages en période de végétation et demande une taille annuelle. Il n’aime pas les sols gorgés d’eau, les bourrasques de vent, les températures inférieures à -18°c, le manque d’ensoleillement et les rosées d’automne (oïdium).

Intérêt décoratif du tronc

 

 

 

 

Les espèces cultivées:

Lagerstroemia spéciosa : bois très dur utilisé pour les traverses de chemin de fer en Asie

Lagerstroemia indica      : originaire de Chine et du Japon, les fruits ont des propriétés narcotiques. Il existe de nombreuses sélections: Pépinières Desmartis, Coulie, Pouzergues et des sélections américaines

Lagerstroemia faurei       : originaire du Japon, fleurs blanches lâches, il existe quelques sélections américaines

Lagerstroemia indica x faurei : variétés élaborées par US National Arborétum à Washington par l’équipe du Dr Egolf. De nombreuses variétés portent des noms de tribus indiennes.

De nouvelles variétés vont arriver sur le marché, avis aux amateurs.

Merci à Yves pour son exposé passionnant qui nous a fait faire le tour du monde des lagerstroemias.

 

 

quelques sélectionneurs et producteurs :

les sélections françaises SAPHO:  http://www.sapho.fr/fr/

https://www.pepinieres-minier.fr/

http://www.pepinieres-desmartis.com/

http://coulie.com/fr/

 

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