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Le paillage est une technique qui consiste à couvrir de paillis le sol situé autour des plantes et autres végétaux cultivés. Il peut être appliqué partout dans le jardin, que ce soit autour des plantes en pot, des fruitiers du verger, des légumes du potager ou au niveau des plantes et des fleurs en tous genres. Cette technique peut même être utilisée dans les massifs de plantes annuelles ainsi qu’au pied des jeunes arbustes, arbres et plantes ornementales de haies.

Le paillage présente de nombreux avantages. Déjà, il maintient le sol humide en limitant l’évaporation, particulièrement en été. Cela permet d’éviter d’arroser constamment même en plein soleil. En période hivernale et de fortes gelées, les souches des plantes restent protégées du froid. Il fournit aussi de meilleures conditions de croissance aux plantes au niveau du sol, surtout avec le paillis végétal. Celui-ci se décompose effectivement avec le temps et enrichit le sol de nutriments. Cette technique évite également le développement des mauvaises herbes. Elle réduit le compactage de surface et son érosion due à la pluie et aux arrosages. En évitant les éclaboussures de boue, elle permet même de garder les plantations et les fruits propres.

Il existe trois sortes de paillage pour le sol :

  • Le paillis organique : tontes de gazon, copeaux de bois, feuilles mortes, petites branches, paille.
  • Le paillis minéral : billes d’argile, pouzzolane, morceaux d’ardoise, de poteries ou de briques, galets, écorces.
  • Le paillis synthétique : bâche ou toile de paillage, feutre géotextile.

Selon le type de paillis, il faut parfois mettre une couche épaisse de 5 cm minimum pour un bon recouvrement. Certains sont plus volatiles que d’autres et restent moins facilement en place. Vous devez donc choisir celui qui est le plus pratique pour vous : du paillis longue durée ou du paillis plus esthétique. En outre, certains paillages nourrissent le sol en plus de le protéger.

Yves Leguennec et Yves Porcher ont donné les avantages et les inconvénients de chaque type de paillage. ainsi que les conditions d’une bonne utilisation. Chacun a pu échanger sur ses pratiques habituelles. Un document a été remis à chacun des participants.

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Une quinzaine d’adhérents se sont retrouvés au conservatoire de pommiers et de poiriers des croqueurs de pomme situé à Saint Sylvain d’Anjou. Michel Oger, président des croqueurs de pommes et André Rousseau-tailleur émérite, nous ont accueilli pour une initiation à la taille des fruitiers.

Après la visite de leur pépinière, le groupe s’est dirigé vers le conservatoire pour une démonstration de taille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contrairement à d’autres espèces qui fructifient sur le bois de l’année (pêcher, abricotier…), les pommiers et poiriers organisent à l’avance leur fructification, les fruits n’apparaissant que sur du bois âgé de 2 ou 3 ans. La taille des poiriers et pommiers est un geste qui demande des connaissances et un bon coup d’oeil et…de bons outils. Après les rudiments de la taille, nos hôtes nous ont ouvert le grand livre de la taille avec son alphabet : l’oeil à bois, les gourmands, la brindille couronnée, l’oeil à fleur ou lambourde, le dard et la bourse.

Et après quelques démonstrations et conseils voici le résultat:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci aux croqueurs de pommes de nous avoir accueilli et rendez-vous pour d’autres aventures dans ce conservatoire.

Pour en savoir plus sur les croqueurs de pommes de l’Anjou, cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.croqueurs-anjou.org/

 

 

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Une dizaine d’adhérents se sont retrouvés aux jardins familiaux de la Reux à St Barthélémy d’Anjou pour un atelier sur les nichoirs à insectes, atelier conduit par Yves Porcher. Après une partie théorique sur les bienfaits de ces nichoirs  sur les insectes que nos jardins peuvent accueillir, chacun a pu fabriquer un nichoir à insectes qui pourra accueillir des pontes d’auxiliaires à l’aide d’une boîte de conserves, des tiges de cardère, un peu de rafia et un…bon sécateur..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un arbre qui devrait être dans tous les grands jardins : le sureau. Ses tiges remplies de moelle, sont très utiles pour fabriquer des nichoirs à insectes.

De plus ses fruits sont très appréciés des oiseaux du jardin et du jardinier (confitures, vin etc).

Pour tout savoir sur cet arbre, voici un livre très documenté sur cet arbre compagnon de l’homme depuis des millénaires.

 

 

 

 

 

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Vous trouverez le compte rendu de cet atelier en cliquant sur le lien ci-dessous :

Atelier outils

 

 

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Cet atelier a été conduit par Jean-Yves Caillard dans son jardin. Ont été passées en revue les méthodes d’hivernage : voiles (P30), rempotages , protections à base de feuilles mortes etc…Il a été conseillé de déterrer certaines plantes, puis de les tailler et les rempoter pour passer l’hiver au chaud  en veillant à tenir le substrat toujours frais mais pas trempé.

Pour info, Jean-Yves rempote ses plantes dans un substrat constitué de 1/3 terreau d’origine, 1/3 compost maison et 1/3 de terreau plantation du commerce avec un ajout de bochevo.

Certaines plantes peuvent passer l’hiver à l’extérieur à condition de protéger la souche en cas de grand froid (loropetalum, agapanthes, feijoa, dahlias).

Les fuschias, géraniums, abutilon, cuphea sont passés dans les mains expertes de Jean-Yves pour une taille d’hivernage avec l’aide de l’assistance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Jean-Yves de nous avoir ouvert les portes de son jardin pour cet atelier qui permettra aux jardiniers présents de faire passer l’hiver dans les meilleures conditions possibles à leurs plantes fragiles. Avant de prendre le pot de l’amitié, pour conclure, Jean-Yves nous a présenté une plante très sympathique : Dosmia hirsuta qui colore le jardin au printemps :

 

 

 

 

 

avec

 

 

 

 

 

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Cet atelier bouturage a été animé par Yves Le Guennec. Une dizaine de personnes ont participé à cet atelier. Le bouturage permet de multiplier un végétal en gardant les caractéristiques de la plante d’origine. Il peut s’effectuer toute l’année en fonction de la plante et du climat. La réussite du bouturage est cependant aléatoire, certaines plantes se bouturant facilement et d’autres étant réfractaires à cette méthode de multiplication. La bouture est une partie de la plante qui se coupe au sécateur avant d’être plantée en terre, dans un godet ou encore directement dans de l’eau. Placée sous des conditions appropriées de température, d’humidité, et de nutriments, la bouture produira des racines. Il faut couper la tige sous un bourgeon et c’est le cambium qui produira des racines.

La coupe en biais permet d’augmenter la surface de contact. Il faut éviter de couper les feuilles (risques de maladies). Les boutures s’effectuent sur une tige ou une pousse de l’année aoûtée. Pour augmenter les chances de réussite des boutures, il est possible de tremper  la tige dans une poudre d’hormones (sans excès).

 

 

Lors du repiquage de la bouture, il ne faut pas trop tasser la terreau ( qui doit être de bonne qualité), humidifier et veiller à maintenir des conditions optimales( T°, humidité, lumière).

 

 

 

A éviter : le bouturage dans l’eau : Le problème, c’est que les racines produites sur une bouture placée dans un verre d’eau s’acclimatent à un milieu aquatique. Quand vous transplantez la bouture dans un pot plus tard (et très peu de végétaux peuvent passer toute leur vie dans l’eau), les racines aquatiques pourrissent et la jeune plante doit recommencer à zéro en produisant un nouveau lot de racines. Souvent, elle n’a plus assez de réserves et meurt. Donc, pour assurer un bon taux de succès, il faut toujours faire vos boutures directement dans un terreau.

 

 

 

 

 

Certaines plantes ne se bouturent que par les racines: nandina, framboisier, phlox, rhus, pivoine…

 

 

De nombreuses questions ont été posées à Yves, ce qui a permis des échanges très fructueux. Rendez-vous aux prochaines sessions.

N.B. : Pour remplacer l’hormone de bouturage, il est possible d’utiliser « l’eau de saule ». Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous:

Un auxiliaire du bouturage

 

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Au milieu de l’ère secondaire, le monde végétal connaît une révolution : l’apparition de la fleur qui devient un organe de reproduction complexe et très diversifié. La nature recherchant le brassage des gènes pour éviter l’autofécondation qui entraîne (pas pour toutes les plantes) des conséquences fâcheuses : fruits moins beaux, pouvoir germinatif plus faible, descendance moins vigoureuse…Cette même nature a mis en place des stratégies élaborées dont la pollinisation croisée. 80 % des plantes à fleurs ont recours aux animaux pour transporter le pollen : oiseaux, chauves-souris et surtout insectes. La fleur et le pollinisateur ont coévolués pendant des millions d’années, l’une donnant le nectar au pollinisateur et celui-ci transportant le pollen de fleur en fleur comme auxiliaire de fécondation. Certains ont tellement bien coévolués qu’ils ont fini par être hyper spécialisés ne pouvant plus se passer l’un de l’autre : la passion quoi !

C’est un spécialiste en la personne d’Yves Porcher qui nous a guidé à travers les fleurs sauvages qui entourent les jardins familiaux de la REUX où la diversité du milieu est mise en exergue.

Chardons, centaurées, valérianes, lysimaques, stachys, vipérines, piloselles, genêts des teinturiers, sainfoins, prunellas, pimprenelles, scabieuses, etc…nous ont vu défiler accompagnés de bourdons, coccinelles et xylocopes.

Laissez une place aux plantes sauvages ! elles vous le rendront au centuple.

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Une quinzaine d’adhérents ont été reçus par Isabelle et Jérôme Chéné aux Rosiers sur Loire pour un atelier de greffage de rosiers anciens ( cf conférence du 23/01/2020). Cet atelier a eu lieu sur un des sites de production des pépinières Roses Loubert reprises en 2006 par Jérôme Chéné.

Parcelle de portes-greffes Rosa Laxa

 

Prélèvement du greffon                                                   Insertion du greffon

 

Greffon positionné                                                          Mise en place de la protection de la greffe

Vous pouvez voir deux videos en cliquant sur les liens ci-dessous :

écusson1

écusson2

 

Ceux qui le désiraient ont pu mettre en pratique les conseils de Jérôme Chéné.

Après cet atelier, le groupe à déambulé dans une parcelle voisine où étaient cultivés des rosiers anciens greffés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Isabelle et Jérôme Chéné pour leur accueil et leurs conseils techniques très appréciés.

 

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Une trentaine de personnes se sont données rendez-vous dans le jardin d’Elisabeth et Jean-Paul Peroz aux Ponts de Cé pour un exercice de taille d’arbustes sous la houlette de Jean-Yves Caillard. Après un tour d’horizon des matériels utilisés pour tailler (sécateurs Felco-n°7 et N°12, scie ARS ou SILKI avec lame tirante faite à partir d’acier japonais…) et des conseils pour aiguiser les lames de sécateurs, Jean-Yves nous a prodigué quelques conseils pour une bonne coupe (voir lien en fin d’article), de même que pour les notions de basitonie et acrotonie.

L’atelier a débuté par une taille de conifères ( Chamaecyparis obtusa ‘Nana Gracilis’), pour lesquels il faut laisser du vert lors de la coupe et ne réduire que vers l’extérieur. Pour le pin, couper 2/3 des bougies au printemps. Concernant l’if, réduire en largeur et ne jamais couper la tête.

 

 

 

 

 

 

 

Après les conifères, ce fut le tour d’un lagerstoemia ( floraison sur le bois de l’année, donc tailler le bois de 2 ans) et d’un heptacodium qui s’est retrouvé très allégé :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après l’heptacodium, ce fut le tour d’un houx panaché (à gauche), puis d’un camélia (à droite)-(à tailler après la floraison)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Jean-Yves pour sa démonstration, et avant de mettre en pratique tous ses conseils, l’assistance s’est retrouvée autour du pot de l’amitié.

Merci à Elisabeth et Jean-Paul Peroz pour leur accueil, et pour ceux qui veulent en savoir plus, cliquez sur les deux liens ci-dessous:

https://www.snhf.org/taille-douce-arbustes/

https://espacepourlavie.ca/techniques-de-coupe

 

Photo B.Baudet

 

 

 

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Une dizaine de personnes se sont retrouvées aux jardins familiaux de la Reux à St Barthélémy pour participer a l’atelier greffage animé par Yves Le Guennec.

La greffe est une méthode de multiplication permettant de reproduire une plante, tout en conservant ses caractéristiques. On l’utilise généralement sur des plantes trop fragiles pour qu’un bouturage soit possible, et pour lesquelles le semis ne donne pas de bons résultats.

La greffe peut également permettre d’aider une plante à s’adapter à un type de sol où elle avait du mal à évoluer. La technique consiste à « souder », à associer, un greffon de la plante que l’on veut reproduire sur un porte-greffe (qui doit être compatible). Dans la greffe, l’important est de mettre en contact le cambium du porte-greffe et du greffon.

 

 

Après une présentation du matériel de greffage ( greffoirs, écussonoirs, serpette…), les différents types d’attache ont été passés en revue : flexiband, okulette, ruban à greffer, raphia…Pourquoi la lame est arrondie à son extrémité? : pour poser le pouce!

 

 

Yves nous avait apporté des portes-greffes de frênes pour les travaux pratiques : greffe en fente⇒

Puis ce fut une démonstration de greffe en écusson, à l’anglaise puis à l’anglaise plus élaborée dite à ‘l’Angevine’ car utilisée pour la vigne, et pour finir, nous avons eu une démonstration de chip-budding.

Sur le principe, la greffe en chip-budding consiste à implanter un petit morceau d’écorce (le « chip ») pourvu d’un bourgeon dans l’écorce d’un porte-greffe. Il faut réaliser une encoche sur le tronc aux dimensions exactes ou voisines du greffon. On positionne ensuite le greffon avec une légère pression pour le caler tout au fond de l’encoche, afin que le cambium du greffon soit en contact avec celui du sujet. L’ajustement doit être optimal entre les extrémités et les bordures du sujet et du greffon et la ligature immédiate.

Pour finir, des greffes sur cupressus de semis ( greffe en placage) et des greffes ‘contre-nature’ juste pour la démonstration:

 

Pour clore cet atelier, chacun a pu s’essayer, greffoir en main, à retrouver le geste technique du greffage sous les conseils avisés de Yves Le Guennec.

Merci à Yves le Guennec pour ses conseils très professionnels et d’avoir répondu avec pédagogie à toutes les questions de l’assistance et merci aux jardiniers de la Reux de nous avoir accueillis.

 

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