9/07/2017
  • Société d'Horticulture d'Angers
un jardin, même tout petit, c'est la porte du paradis (Marie Angel)

La végéculture-horticulture en forêt annonce la révolution agricole néolithique. Cette révolution, vieille de dix mille ans, passe par la domestication des céréales. Elle marque une étape décisive dans le rapport de l’homme au monde. Abandonnant le nomadisme pour surveiller ses récoltes, il adopte l’état grégaire. Un geste signale cette révolution: semer. Planter des graines, c’est refuser les hasards du ramassage. Cela suppose également un projet organisé dans le temps astral, qui tient compte des conditions climatiques. Voilà notre voleur de pommes devenu créateur. Ainsi, par son travail sur les plantes, l’homme embrasse le ciel et la terre et se fait le maître des éléments. Paradis en persan se dit perdaz, ce qui signifie « enclos ». Lieu de paradis, le jardin est séparé du monde sauvage. Car cette abondance, résultat d’un travail et d’une connaissance, il faut la protéger. Le jardin est en somme un résumé du rapport de l’homme au monde. Un espace miniature retranché de l’univers. Travaillé par la main de l’homme, il devient une image idéalisée du macrocosme. Toutes les civilisations considèrent le jardin comme symbole du dialogue entre l’homme et l’univers.

Tiré de « Envies de jardin » Franck Chauvet et Hélène Lanscotte septembre/2000 ed. Sandra Berthe

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