27/09/2018
  • Société d'Horticulture d'Angers
Samedi 8 septembre 2018

Jean-Claude Pottier, président des Nicolas montreuillais et membre de la société d’orchidophilie de Poitou Charentes, nous a décrit en détail de nombreuses espèces d’orchidées sauvages présentes dans notre région. Merci à lui pour son exposé complet et détaillé.

Pour en savoir plus sur les orchidées sauvages décrites dans la conférence:

http://www.orchidee-poitou-charentes.org/

 

Quelques rappels sur les orchidées sauvages:

S’il est une fleur fascinante, c’est bien l’orchidée. les orchidées forment l’une des familles la plus vaste et la plus évoluée du règne végétal. Au printemps, au moment de leur floraison, elles se remarquent généralement par leur couleur, la forme de leur fleur ou leur taille : difficile de les confondre avec d’autres plantes ! Certaines espèces sont suffisamment répandues pour que vous puissiez espérer les rencontrer au cours de vos balades.

Orchis purpurea est aisément reconnaissable, on la rencontre un peu partout en France (sauf en Bretagne et dans le Jura), dans les pelouses calcaires et les sous-bois ensoleillés.

 

 

 

Orchis mascula est fréquente au bord des routes, dans les prés et les sous-bois clairs. Ses fleurs varient du rose fushia au violet.

 

 

 

Ophrys apifera est relativement répandue dans les zones sèches et les sols calcaires : friches, jardins, pelouses urbaines…

 

 

 

Himantoglossum hircinum (orchis bouc) est facilement repérable en raison de sa grande taille (80 à 90cm de hauteur), et on l’identifie à coup sûr grâce au labelle démesuré des fleurs et leur « parfum » caractéristique et prononcé. Elle apprécie les talus ensoleillés, et d’une manière générale les sols secs et calcaires.

 

 

Anacamptis pyramidalis se remarque de loin avec ses fleurs rose soutenu (plus rarement rose pâle). On peut la croiser sur les sols calcaires, les friches, les talus et les prairies maigres.

 

 

 

On estime que sur les 160 espèces d’orchidées présentes en France métropolitaine, 27 sont menacées de disparition et 36 sont proches de l’être si aucune mesure n’est prise pour les sauvegarder. Comme pour de nombreuses autres espèces vivantes, tant animales que végétales, les activités humaines sont en grande partie responsables du déclin des populations.

Hammarbya paludosa victime de l’assèchement des zones humides.

 

 

 

 

Anacamptis laxiflora et Ophrys aymoninii, victimes de la disparition des zones ouvertes (prairies, landes, friches) et de la raréfaction des pollinisateurs. Sans compter les cueillettes sauvages illégales responsables de la disparition de plusieurs espèces dont Cypripedum calceolus.

 

 

 

( d’après un article de Clémentine Desfemmes-28/12/2012)

NDLR:

Toutes les orchidées sauvages ne fleurissent pas qu’en Mai, certaines comme Spiranthes automnalis fleurissent en fin d’été:

surveillez bien votre pelouse en fin d’été car vous pouvez y découvrir cette orchidée, hôte des pelouses rases.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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