Les plantes du mois

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Dans le langage courant, les espèces du genre Acacia prennent selon les cas l’appellation d’acacia, cassier, mimosa, mulga ou encore tamarin. Ce que l’on appelle mimosa (qui fleurit en début d’année) ne fait pas partie du genre Mimosa (avec pour représentant Mimosa pudica ou sensitive), mais du genre Acacia qui appartient à la famille des Fabaceae. Le nom acacia vient du mot grec ‘akis’ signifiant pointe ou épine car de nombreuses espèces du genre ont des rameaux épineux. Mais revenons à notre mimosa (des fleuristes): son vrai nom est Acacia dealbata et est originaire d’Australie et de Tasmanie. Quelques rameaux fleuris furent ramenés par J. Banks et D. Solender à la suite du premier voyage de Cook. C’est le navigateur français Nicolas Baudin qui ramènera les premiers plants en Europe au XIXème siècle.

Il se présente sous forme d’arbre avec une croissance rapide. Sa  floraison pendant l’hiver et son feuillage persistant décoratif sont d’un grand intérêt pour tous les jardins de climat doux. Ses fleurs sont des inflorescences en glomérules . Son parfum est utilisé en parfumerie. Il est sensible au gel et n’aime pas les sols calcaires.

Les graines se conservent très longtemps (plus de 10 ans au sec). Il faut les faire tremper pendant 12 heures à l’avance afin qu’elles lèvent régulièrement, sinon elles ont tendance à lever les unes après les autres. Les passer au papier de verre accélère la germination. Après la levée, les plantules poussent vite et on peut espérer une première floraison en moins de 3 ans. Mais les variétés cultivées ne sont pas fidèles de semis : elles sont propagées par greffe ou pour quelques-uns seulement par bouture.

FEUILLES

FRUITS

 

 

 

 

 

 

 

Les ‘mimosas’ sont des plantes invasives par leurs drageons. Les variétés greffées sur Acacia retinodes supportent les sols calcaires et ne drageonnent pas. On a recensé plus de 1000 espèces de mimosas dans le monde, en Australie bien sûr, mais aussi en Amérique du sud et en Asie. Les plus belles variétés sont en général des hybrides d’Acacia dealbata et baileyana.

Mimosas de semis pour sol calcaire:

Acacia saligna : port très retombant, peu drageonnant, gros glomérules jaunes soufre en feu d’artifice, floraison mars-avril, dimension: 4×4 m.

 

 

Acacia retinodes : petites fleurs très parfumées, feuilles longues non découpées et persistantes (phyllodes). Il fleurit presque toute l’année. C’est un arbuste d’environ 3m de haut assez rustique ( jusqu’à -7°C) et il ne drageonne pas.

 

 

Acacia longifolia : épis floraux de 5 cm de long, feuillage persistant, Phyllodes ± longues selon les variétés. Il résiste jusqu’à -5°C et demande un sol bien drainé. La floraison a lieu de la fin de l’hiver au début de l’été. Il peut mesurer 4m de haut.

 

 

Grandes espèces :

Acacia dealbata : floraison en hiver (février-mars). C’est un grand arbre de 3 à 12 m de haut, voire 20m dans son habitat naturel. La floraison forme de grosses grappes parfumées et les feuilles persistantes sont découpées et d’une teinte bleu-vert. Il ne supporte pas les sols calcaires et est semi-rustique (jusqu’à -12°C). Il grossit vite et drageonne beaucoup: attention aux murs et dallages!

 

 

 

Acacia baileyana : Il fleurit en hiver et peut atteindre 8m et a un port général retombant. Il résiste à-10°C pour de courtes durées.La floraison forme des boules d’or. Feuillage bleu-gris persistant.

 

 

 

Acacia howitii : La floraison est tardive en mars-avril-mai. Il peut atteindre 5 m et résiste à – 5°C / -7°C. Il aime les sols neutres ou peu acides. La floraison forme de petits glomérules jaune-citron. Feuillage persistant.

 

 

Acacia pycnantha : Le port est érigé ( 4m) et la floraison a lieu en mars-avril avec des glomérules jaune or. Le feuillage est persistant. Il ne supporte pas les sols calcaires et nécéssite un sol drainé.

 

Petites espèces adaptées à la culture en pot:

Acacia cardiophylla : Il est assez rustique (jusqu’à -10°C). Son port est retombant et élégant. La floraison est très abondante de février à avril avec des fleurs jaune foncé.

 

 

Acacia podalyriifolia : c’est l’un des plus précoces: la floraison a lieu de novembre à janvier avec des glomérules jaune-citron. Il résiste à -5/-7°C.

 

 

Acacia aspera : C’est un arbuste buissonnant légèrement retombant, plus large que haut. C’est un petit mimosa de 1.5 à 2 m de haut. La floraison a lieu de janvier à mars avec des glomérules jaune vif. Les feuilles sont douces et soyeuses.

 

 

 

Acacia drummondii :

Arbuste adapté à la culture en pots (1 à 1.5 m de haut). La floraison à lieu vers mars-avril avec de beaux épis jaunes.

 

 

 

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Koelreuteria bipinnata fait partie de la famille des Sapindacées. Il aurait les mêmes vertus que son cousin Sapindus mukorossi comme savon végétal. Son nom quelque peu barbare rend hommage au botaniste allemand Koelreuter. Il fut introduit d’Asie en Europe au XVIIIème siècle. Nous trouvons deux espèces sous nos climats : le paniculata et le bipinnata. Les deux ont une floraison estivale remarquable. Des panicules de fleurs viennent orner l’espèce paniculata au mois de juillet. Sur Angers, nous pouvons admirer de belles plantations place de l’académie près du château et boulevard Henri Dunand à Montplaisir. Les feuilles sont composées, vert clair puis jaunes à l’automne. Les fruits , sous forme de capsules, se forment à l’automne sont de couleur marron brun. Le bipinnata fleurit plus tard dans l’été. Les fleurs sont aussi jaunes mais avec une pointe de rouge à la base. Ce sont les fruits qui rendent ce petit arbre remarquable courant septembre. Ils couvrent la cime de capsules rose soutenu.

Du fait que Koelreuteria bipinnata ne dépasse pas 15 mètres, qu’il supporte bien la sécheresse, la pollution et presque tous les types de terrains, il peut être l’hôte de votre jardin, surtout qu’il est mellifère.

 

 

 

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Tilia Henryana  doit son nom à l’explorateur et sinologue irlandais Augustine Henry qui l’observa dans son pays d’origine : la Chine. La plante fut introduite en Europe au début du 20ème siècle par Wilson. Des graines furent expédiées à Kew Gardens en 1934 en provenance de Chine.

Dans son pays d’origine, Tilia Henryana atteint les 25 mètres. En Europe, il dépasse rarement les 10 mètres. Il est donc très intéressant pour les propriétaires de petits jardins voulant planter un tilleul. Son port est plutôt étalé, il aime les sols drainants et craint les sols humides en hiver. Il est rustique, mais craint les gelées tardives sur les jeunes pousses. Son écorce est grise et les jeunes rameaux sont duveteux. Les feuilles en forme de cœur sont remarquables. Les nervures sont épaisses et la bordure se compose de dents très longues et très esthétiques. Elles sont rose cuivré au débourrement, puis vert brillant dessus et grises dessous pour finir jaunes à l’automne. Le pétiole mesure de 3 à 5 cm de long. La floraison, très parfumée, se compose de corymbes pendantes de fleurs blanc crème à partir du mois d’août. Tilia henryana est très mellifère et supporte bien la taille. Il existe une sélection avec les jeunes pousses plus rouges appelée Tilia henryana ‘Arnold Select’. La plupart des plantes vendues dans le commerce sont des plantes greffées, ce qui leur donne plus de vigueur.

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Trois pommes ont changé la monde: celle qu’Ève donna à Adam, celle qui tomba sur la tête de Newton et enfin celle que croqua Steve Jobs. Mais une quatrième, la vraie, celle des origines pourrait être d’un apport fondamental pour l’arboriculture: il s’agit de Malus sieversii, espèce décrite par Johann August Carl Sievers en 1796 lors d’une expédition au Kazakhstan. Décédé prématurément à 33 ans, son travail fut repris par Carl Friedrich von Ledebour 30 ans plus tard.

Ce ne sera qu’en 1929 que le botaniste Nikolaï Vavilov redécouvrira les pommiers sauvages de la province d’Almaty dans le massif du Tian Shan où ils évoluaient en complet isolement piégés par la formation des montagnes du Tian Shan.

Pendant des milliers d’années, les ours furent les propagateurs et sélectionneurs de milliers de variété de ce pommier sauvage  en sélectionnant les fruits les plus gros et les plus sucrés, puis répandant les graines par leurs déjections au fur et à mesure de leurs déplacements.

 

 

Malheureusement, Nicolaï Vavilov fut victime des purges staliniennes. Son travail fut repris par l’agronome Aymak Djangaliev et ce n’est qu’après 1989 ( chute du mur de Berlin) que les travaux du généticien Barrie Juniper ( université d’Oxford-2002) ont démontré que Malus sieviersii est à l’origine de toutes les pommes cultivées. Théorie qui fut confirmée en 2009.

 

 

La capacité des différentes variétés de Malus siviersii à résister aux  maladies des pommes modernes, permet d’espérer pouvoir utiliser ces propriétés pour se passer dans le futur des pesticides.

Catherine Peix ( réalisatrice et ancienne professeur de biologie) a pu rencontrer Aymak Djangaliev avant qu’il ne décède en 2009. Elle a entrepris de continuer son travail de protection des forêts fruitières sauvages et est à l’origine d’une association de protection du Malus siviersii- (association ALMA). En 2010 a été créé le parc national de Zhongar-Alatau pour protéger les fruitières existantes, celles-ci ayant perdu 70% de leur surface ( déforestation sauvage, urbanisation…)

 

Pour en savoir plus:

http://www.originedelapomme.com/

Carnet de voyage-Catherine Peix-mon projet pour la planète

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour le mois de septembre, Yves le Guennec vous propose de faire plus ample connaissance avec Sophora japonica, autrement nommé : Styphnolobium japonicum du grec Styphno (aigre) et lobos (gousse), les graines étant très astringentes. Le nom de Sophora vient de l’arabe « sophora » qui signifie arbre à miel. Le sophora fait partie de la famille des Fabaceae, anciennement « légumineuses ». Il fut introduit en 1747 par le Père d’Incarville de Chine et non du Japon. Il est aussi appelé « arbres aux pagodes », ayant été souvent planté près des temples.

À  Angers, il peut atteindre 25m de haut pour une envergure de 15m. Le port est de type arrondi. L’écorce est grise. Les jeunes branches sont couvertes d’une écorce vert clair avec des lenticelles blanches. La croissance de l’arbre est rapide.

Les feuilles de 30 cm sont composées de folioles dont le nombre varie de 7 à 9. Elles arrivent tard au printemps et prennent une couleur vert foncé. L’automne leur donne une belle couleur dorée. La floraison arrive en août sous forme de panicules blancs. les fleurs attirent les abeilles. Seuls les arbres âgés de plus de 20 ans fleurissent. Les fruits se présentent sous forme de gousses contenant des graines toxiques.

 

 

 

 

 

 

Son terrain de prédilection serait un sol drainant plutôt riche, mais il peut s’adapter à d’autres conditions sauf trop calcaires. L’arbre supporte la pollution urbaine, la sécheresse et est rustique. Par contre, il craint les situations trop venteuses. La floraison est plus abondante en situation ensoleillée. Le Sophora japonica supporte la taille. La multiplication se fait par semis pour le type ou par greffage.

Il existe quelques cultivars:

Sophora japonica ‘Aurea’ à bois jaune.

 

 

 

Sophora japonica ‘Dot’ à branches en spirale et feuilles crispées.

 

 

 

Sophora japonica ‘Pendula’ à port retombant à l’aspect graphique étonnant.

 

 

 

 

  • Sophora japonica ‘Princeton Upright’, sélection américaine au port élancé à plus petit développement
  • Sophora japonica ‘Regent’, sélection américaine à pousse droite fleurissant au bout de 10 ans
  • Sophora japonica ‘Violacea’, sélection à fleurs légèrement pourprées.

 

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Clerododendon tricotomum, originaire de Chine et du Japon, est un arbuste d’allure exotique à l’exceptionnelle floraison automnale parfumée (odeur de jasmin et d’amande). Il est agrémenté ensuite d’une profusion de baies turquoise serties dans un écrin rose vif. Cet arbuste demande très peu d’entretien et il est rarement malade. En arbuste, il gagne à être placé à l’arrière des massifs ou en haie libre. Il peut être taillé en fin d’hiver. Son nom vient du grec « kleros », sort et « dendron », arbre, car d’après la quantité et la qualité de l’extrait de cette plante,on pouvait avoir un bon remède ou un poison violent ; l’utiliser sans les connaissances requises était jouer sa vie au sort.

fruits

 

 

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L’Itéa de Virginie est un arbuste rustique avec des feuilles virant au rouge en automne, et présente à la floraison, qui a lieu en été, de longues  grappes florales blanches délicatement parfumées. Itea virginica est originaire de Virginie (USA).

Le nom Itea vient du grec ancien « ìτεα » qui signifie « saule » pour son port fleuri retombant. Cet arbuste se plaît en région douce. On peut l’utiliser en massif de terre de bruyère, en sous-bois clair ou au pied d’un arbre. Il n’aime pas l’excès de calcaire.

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs cultivars existent parmi lesquels: Itea virginica ‘Little Henry‘, Itea virginica ‘Henry’s Garnet’. On compte également une dizaine d’espèces d’itéas parmi lesquels Itea ilicifolia au feuillage persistant et aux fleurs verdâtres et Itea yunnanensis également au feuillage persistant.

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L’arbre de neige Chionanthus retusus est un arbre dioïque caduc qui produit une abondante floraison blanche, surtout sur les pieds mâles. Son abondante floraison blanche est à l’origine de son nom vernaculaire « arbre de neige », tout comme de son nom de genre Chionanthus, du grec ’chiôn’ (neige) et ’anthos’ (fleur).

Taille : jusqu’à 6 mètres

Feuilles : elliptiques ou ovales, les feuilles sont entières, opposées et pétiolées.

Tronc : sur l’arbre jeune, l’écorce s’exfolie.

Fleurs : petites fleurs blanches parfumées regroupées en panicules de 5 à 8 cm à l’extrémité des rameaux de l’année précédente. Les 4 pétales sont longs et étroits.

Fruits : drupes ovales bleu foncé d’environ 1 cm.

Répartition géographique : Asie tempérée : sud et centre de la Chine, Taiwan, Japon, Corée.

Période de floraison : de mai à juin

Intérêt ornemental : ce petit arbre se couvre d’une multitude de fleurs originales composées de longs et étroits pétales blancs.

Conseils de jardinier :
Il apprécie les situations ensoleillées et une terre fraîche. Il est rustique même au-delà de –20°.

 

 

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Ce mois-ci, Yves Le Guennec vous propose un dossier sur les nouveaux physocarpus de la famille des Rosaceae, comme la spirée.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci dessous:

LES NOUVEAUX PHYSOCARPUS

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Connaissez-vous les kalmias? Yves Le Guennec vous propose de faire plus ample connaissance avec cet arbuste appelé aussi laurier américain. Il est le symbole de la Pennsylvanie et du connecticut aux USA. Le Kalmia latifolia est une plante persistante originaire de l’est de l’Amérique du Nord. Il aime les terres acides et les atmosphères humides, idéal donc pour nos voisins bretons ou normands. Mais ses qualités esthétiques nous obligent à trouver des solutions pour qu’il puisse s’épanouir dans nos jardins. Nous avons là une plante pour jardinier et non pour consommateur décorateur.

Première règle: la nature du terrain.

Il nous faut une terre acide proche de la terre de bruyère. Un conseil lors de la plantation: utilisez un terreau mycorhizé qui aidera la plante à émettre de belles racines. Cousin du rhododendron, le kalmia nécessite une terre humide, mais déteste l’eau stagnante au niveau des racines. Un paillage en été permet de conserver l’humidité dont il a besoin. Il lui faut aussi un bon arrosage régulier durant la période chaude.

Deuxième règle: l’exposition.

Il faut bannir le grand soleil et planter le Kalmia latifolia à mi-ombre. Pas de soleil direct.

Troisième règle: l’amendement.

Tous les ans, en novembre, n’hésitez pas à apporter au pied de la plante une bonne couche de compost.

Voilà, tout est prêt pour bénéficier de sa superbe floraison de Mai-Juin. Les ombelles portent des boutons floraux en forme de friandises de différentes couleurs selon les sélections (roses à rouge) qui contrasteront avec les fleurs qui s’épanouissent les unes après les autres. Les pépiniéristes américains ou allemands nous ont sélectionnés des plantes à fleurs blanches, roses, rouges ou pourpre noir très élégantes. Kalmia latifolia ne dépasse pas 1,5 mètres. son port arbustif ne nécessite pas de taille. Il résiste aux températures froides. Attention toutefois, car les parties de la plante sont données comme étant toxiques… malgré qu’elle soit utilisée en homéopathie.

 

 

 

 

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