Les plantes du mois

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Tilia Henryana  doit son nom à l’explorateur et sinologue irlandais Augustine Henry qui l’observa dans son pays d’origine : la Chine. La plante fut introduite en Europe au début du 20ème siècle par Wilson. Des graines furent expédiées à Kew Gardens en 1934 en provenance de Chine.

Dans son pays d’origine, Tilia Henryana atteint les 25 mètres. En Europe, il dépasse rarement les 10 mètres. Il est donc très intéressant pour les propriétaires de petits jardins voulant planter un tilleul. Son port est plutôt étalé, il aime les sols drainants et craint les sols humides en hiver. Il est rustique, mais craint les gelées tardives sur les jeunes pousses. Son écorce est grise et les jeunes rameaux sont duveteux. Les feuilles en forme de cœur sont remarquables. Les nervures sont épaisses et la bordure se compose de dents très longues et très esthétiques. Elles sont rose cuivré au débourrement, puis vert brillant dessus et grises dessous pour finir jaunes à l’automne. Le pétiole mesure de 3 à 5 cm de long. La floraison, très parfumée, se compose de corymbes pendantes de fleurs blanc crème à partir du mois d’août. Tilia henryana est très mellifère et supporte bien la taille. Il existe une sélection avec les jeunes pousses plus rouges appelée Tilia henryana ‘Arnold Select’. La plupart des plantes vendues dans le commerce sont des plantes greffées, ce qui leur donne plus de vigueur.

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Trois pommes ont changé la monde: celle qu’Ève donna à Adam, celle qui tomba sur la tête de Newton et enfin celle que croqua Steve Jobs. Mais une quatrième, la vraie, celle des origines pourrait être d’un apport fondamental pour l’arboriculture: il s’agit de Malus sieversii, espèce décrite par Johann August Carl Sievers en 1796 lors d’une expédition au Kazakhstan. Décédé prématurément à 33 ans, son travail fut repris par Carl Friedrich von Ledebour 30 ans plus tard.

Ce ne sera qu’en 1929 que le botaniste Nikolaï Vavilov redécouvrira les pommiers sauvages de la province d’Almaty dans le massif du Tian Shan où ils évoluaient en complet isolement piégés par la formation des montagnes du Tian Shan.

Pendant des milliers d’années, les ours furent les propagateurs et sélectionneurs de milliers de variété de ce pommier sauvage  en sélectionnant les fruits les plus gros et les plus sucrés, puis répandant les graines par leurs déjections au fur et à mesure de leurs déplacements.

 

 

Malheureusement, Nicolaï Vavilov fut victime des purges staliniennes. Son travail fut repris par l’agronome Aymak Djangaliev et ce n’est qu’après 1989 ( chute du mur de Berlin) que les travaux du généticien Barrie Juniper ( université d’Oxford-2002) ont démontré que Malus sieviersii est à l’origine de toutes les pommes cultivées. Théorie qui fut confirmée en 2009.

 

 

La capacité des différentes variétés de Malus siviersii à résister aux  maladies des pommes modernes, permet d’espérer pouvoir utiliser ces propriétés pour se passer dans le futur des pesticides.

Catherine Peix ( réalisatrice et ancienne professeur de biologie) a pu rencontrer Aymak Djangaliev avant qu’il ne décède en 2009. Elle a entrepris de continuer son travail de protection des forêts fruitières sauvages et est à l’origine d’une association de protection du Malus siviersii- (association ALMA). En 2010 a été créé le parc national de Zhongar-Alatau pour protéger les fruitières existantes, celles-ci ayant perdu 70% de leur surface ( déforestation sauvage, urbanisation…)

 

Pour en savoir plus:

http://www.originedelapomme.com/

Carnet de voyage-Catherine Peix-mon projet pour la planète

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour le mois de septembre, Yves le Guennec vous propose de faire plus ample connaissance avec Sophora japonica, autrement nommé : Styphnolobium japonicum du grec Styphno (aigre) et lobos (gousse), les graines étant très astringentes. Le nom de Sophora vient de l’arabe « sophora » qui signifie arbre à miel. Le sophora fait partie de la famille des Fabaceae, anciennement « légumineuses ». Il fut introduit en 1747 par le Père d’Incarville de Chine et non du Japon. Il est aussi appelé « arbres aux pagodes », ayant été souvent planté près des temples.

À  Angers, il peut atteindre 25m de haut pour une envergure de 15m. Le port est de type arrondi. L’écorce est grise. Les jeunes branches sont couvertes d’une écorce vert clair avec des lenticelles blanches. La croissance de l’arbre est rapide.

Les feuilles de 30 cm sont composées de folioles dont le nombre varie de 7 à 9. Elles arrivent tard au printemps et prennent une couleur vert foncé. L’automne leur donne une belle couleur dorée. La floraison arrive en août sous forme de panicules blancs. les fleurs attirent les abeilles. Seuls les arbres âgés de plus de 20 ans fleurissent. Les fruits se présentent sous forme de gousses contenant des graines toxiques.

 

 

 

 

 

 

Son terrain de prédilection serait un sol drainant plutôt riche, mais il peut s’adapter à d’autres conditions sauf trop calcaires. L’arbre supporte la pollution urbaine, la sécheresse et est rustique. Par contre, il craint les situations trop venteuses. La floraison est plus abondante en situation ensoleillée. Le Sophora japonica supporte la taille. La multiplication se fait par semis pour le type ou par greffage.

Il existe quelques cultivars:

Sophora japonica ‘Aurea’ à bois jaune.

 

 

 

Sophora japonica ‘Dot’ à branches en spirale et feuilles crispées.

 

 

 

Sophora japonica ‘Pendula’ à port retombant à l’aspect graphique étonnant.

 

 

 

 

  • Sophora japonica ‘Princeton Upright’, sélection américaine au port élancé à plus petit développement
  • Sophora japonica ‘Regent’, sélection américaine à pousse droite fleurissant au bout de 10 ans
  • Sophora japonica ‘Violacea’, sélection à fleurs légèrement pourprées.

 

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Clerododendon tricotomum, originaire de Chine et du Japon, est un arbuste d’allure exotique à l’exceptionnelle floraison automnale parfumée (odeur de jasmin et d’amande). Il est agrémenté ensuite d’une profusion de baies turquoise serties dans un écrin rose vif. Cet arbuste demande très peu d’entretien et il est rarement malade. En arbuste, il gagne à être placé à l’arrière des massifs ou en haie libre. Il peut être taillé en fin d’hiver. Son nom vient du grec « kleros », sort et « dendron », arbre, car d’après la quantité et la qualité de l’extrait de cette plante,on pouvait avoir un bon remède ou un poison violent ; l’utiliser sans les connaissances requises était jouer sa vie au sort.

fruits

 

 

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L’Itéa de Virginie est un arbuste rustique avec des feuilles virant au rouge en automne, et présente à la floraison, qui a lieu en été, de longues  grappes florales blanches délicatement parfumées. Itea virginica est originaire de Virginie (USA).

Le nom Itea vient du grec ancien « ìτεα » qui signifie « saule » pour son port fleuri retombant. Cet arbuste se plaît en région douce. On peut l’utiliser en massif de terre de bruyère, en sous-bois clair ou au pied d’un arbre. Il n’aime pas l’excès de calcaire.

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs cultivars existent parmi lesquels: Itea virginica ‘Little Henry‘, Itea virginica ‘Henry’s Garnet’. On compte également une dizaine d’espèces d’itéas parmi lesquels Itea ilicifolia au feuillage persistant et aux fleurs verdâtres et Itea yunnanensis également au feuillage persistant.

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L’arbre de neige Chionanthus retusus est un arbre dioïque caduc qui produit une abondante floraison blanche, surtout sur les pieds mâles. Son abondante floraison blanche est à l’origine de son nom vernaculaire « arbre de neige », tout comme de son nom de genre Chionanthus, du grec ’chiôn’ (neige) et ’anthos’ (fleur).

Taille : jusqu’à 6 mètres

Feuilles : elliptiques ou ovales, les feuilles sont entières, opposées et pétiolées.

Tronc : sur l’arbre jeune, l’écorce s’exfolie.

Fleurs : petites fleurs blanches parfumées regroupées en panicules de 5 à 8 cm à l’extrémité des rameaux de l’année précédente. Les 4 pétales sont longs et étroits.

Fruits : drupes ovales bleu foncé d’environ 1 cm.

Répartition géographique : Asie tempérée : sud et centre de la Chine, Taiwan, Japon, Corée.

Période de floraison : de mai à juin

Intérêt ornemental : ce petit arbre se couvre d’une multitude de fleurs originales composées de longs et étroits pétales blancs.

Conseils de jardinier :
Il apprécie les situations ensoleillées et une terre fraîche. Il est rustique même au-delà de –20°.

 

 

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Ce mois-ci, Yves Le Guennec vous propose un dossier sur les nouveaux physocarpus de la famille des Rosaceae, comme la spirée.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci dessous:

LES NOUVEAUX PHYSOCARPUS

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Connaissez-vous les kalmias? Yves Le Guennec vous propose de faire plus ample connaissance avec cet arbuste appelé aussi laurier américain. Il est le symbole de la Pennsylvanie et du connecticut aux USA. Le Kalmia latifolia est une plante persistante originaire de l’est de l’Amérique du Nord. Il aime les terres acides et les atmosphères humides, idéal donc pour nos voisins bretons ou normands. Mais ses qualités esthétiques nous obligent à trouver des solutions pour qu’il puisse s’épanouir dans nos jardins. Nous avons là une plante pour jardinier et non pour consommateur décorateur.

Première règle: la nature du terrain.

Il nous faut une terre acide proche de la terre de bruyère. Un conseil lors de la plantation: utilisez un terreau mycorhizé qui aidera la plante à émettre de belles racines. Cousin du rhododendron, le kalmia nécessite une terre humide, mais déteste l’eau stagnante au niveau des racines. Un paillage en été permet de conserver l’humidité dont il a besoin. Il lui faut aussi un bon arrosage régulier durant la période chaude.

Deuxième règle: l’exposition.

Il faut bannir le grand soleil et planter le Kalmia latifolia à mi-ombre. Pas de soleil direct.

Troisième règle: l’amendement.

Tous les ans, en novembre, n’hésitez pas à apporter au pied de la plante une bonne couche de compost.

Voilà, tout est prêt pour bénéficier de sa superbe floraison de Mai-Juin. Les ombelles portent des boutons floraux en forme de friandises de différentes couleurs selon les sélections (roses à rouge) qui contrasteront avec les fleurs qui s’épanouissent les unes après les autres. Les pépiniéristes américains ou allemands nous ont sélectionnés des plantes à fleurs blanches, roses, rouges ou pourpre noir très élégantes. Kalmia latifolia ne dépasse pas 1,5 mètres. son port arbustif ne nécessite pas de taille. Il résiste aux températures froides. Attention toutefois, car les parties de la plante sont données comme étant toxiques… malgré qu’elle soit utilisée en homéopathie.

 

 

 

 

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Yves le Guennec vous propose de faire connaissance avec le cornouiller officinal

(Cornus officinalis).

 

Pour découvrir cet arbuste florifère et à la belle écorce, cliquez sur le lien ci-contre : cornus officinalis

 

 

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Le saule à chatons roses (Salix chaenomeloides ‘Mount Aso’) est une variété nippone issue d’un saule très rustique originaire du Japon, de Corée et de Chine. Ses chatons roses duveteux de couleur rose-rouge, originaux et très décoratifs, éclosent en fin d’hiver. Il a été baptisé en hommage au volcan japonais Mount Aso qui est presque aussi célèbre que le Mont Fuji.

Mont Aso

 

 

 

 

 

 

 

Pour certains taxonomistes, ‘Mount Aso’ serait un cultivar de Salix gracilistyla.

Cet arbuste est caduque, de taille modeste, à couronne étalée. Il résiste parfaitement aux fortes gelées et s’avère très facile à cultiver dans un sol restant frais, qu’il soit léger et sableux ou même argileux et lourd. Dans un vase, les rameaux garnis de chatons roses accompagneront en beauté ceux du Prunus triloba, des cerisiers et pruniers à fleur.

Chatons de Salix chaenomeloides ‘Mount Aso’

et pour plus d’info sur le saule et les différentes variétés, cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.pepiniere-brochetlanvin.com

 

 

 

Pour info : il existe un saule à chatons noirs: Salix melanostachys

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