Les plantes du mois

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Ce mois-ci, Yves Leguennec nous propose un article sur le Camelia sasanqua« Sylvia »

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camellia sasanqua Sylvia

 

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Ce mois-ci, Yves Leguennec nous propose un article sur Zauschneria californica

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ZAUCHNERIA CALIFORNICA

 

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Ce mois-ci, Yves Leguennec nous propose un article sur les agapanthus

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quelques agapanthus

 

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Après avoir récemment comtemplé les hydrangeas du parc de l’Arborétum Gaston Allard, nous allons faire la connaissance avec une hydrangeaceae peu connue : Platycrater arguta ( de platy=plat, crater=boule et arguta=argenté). Il s’agit d’un arbrisseau à feuillage caduc pouvant atteindre 1.5m. Cette plante est originaire de Chine et du Japon et est spontanée en région montagneuse des zones tempérées chaudes.

La floraison a lieu en Juillet/août. La floraison apicale, comprend comme chez les Hydrangeas  des fleurs stériles et des fleurs fertiles sur le même plant, leur taille est d’environ  2cm de diamètre. Les premières ont simplement 3-4 pétales arrondis, légèrement verdâtres, attachés sur un petit  bouton de même couleur et de taille plus modeste , les fleurs fertiles plus spectaculaires ont 4 pétales pointus d’un blanc pur qui entoure un « pompon » d’étamines jaune vif. Ces deux types de fleurs sont réunis en une grappe très lâche sur de longs pédoncules

 

 

Cet arbrisseau apprécie un sol frais, riche et bien drainé, il préfère les situations ombragée . Il peut résister à -20°C.

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Le sureau commun (Sambucus nigra) est un arbrisseau ou un arbuste, fréquent dans les bois,les haies,près des maisons de campagne. Son tronc est peu robuste, revêtu d’une écorce rugueuse et sombre ; les branches jeunes, fragiles, ont une écorce lisse parsemée de lenticelles, et sont remplies d’une moelle blanche et molle qui était utilisée pour faire les petites boules des électroscopes pour les expériences des classes de physique du lycée. Les feuilles opposées sont imparipennées et les fleurs, qui éclosent au printemps, sont disposées en larges corymbes, composés et plats. Les fruits sont des baies molles et noires au moment de leur maturité. Tout le monde connaît le sureau, ne fût-ce que pour avoir fabriqué, étant enfant, des sifflets. Mais attention, car ses fleurs et feuilles sont vénéneuses pour les paons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A côté de Sambucus nigra très commun en France, il existe deux autres variétés : Sambucus racemosa qui a besoin de plus d’humidité et de fraîcheur, et peut coloniser les pentes jusqu’à 2000m. Ses baies sont rouges et toxiques crues et Sambucus ebulus ou sureau hièble, qui est un sureau herbacé, toxique, et qui colonise les talus, berges de rivières grâce à ses drageons.

Sambucus racemosa                                                                     Sambucus ebulus

 

Utilisé depuis de nombreux siècles, le sureau est doté de vertus qui ne sont plus à démontrer. Cette plante est particulièrement efficace pour traiter le rhume et les inflammations respiratoires : on lui reconnaît des propriétés antivirales et anti inflammatoires. Le sureau est également recommandé pour lutter contre les infections urinaires, les rhumatismes et il possède des propriétés antioxydantes.

 

Quelques infos sur d’autres variétés :  https://www.lamaisondusureau.com/sureau-varietes-comestibles,pa44.html

 

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Le genre Bougainvillea appartenant à la famille des Nyctaginaceae est d’origine brésilienne. Ce sont des plantes arbustives qui portent d’étranges fleurs munies de grandes bractées involucrales très colorées, le plus souvent purpurines ou violacées.

On rencontre parfois Bougainvillea spectabilis et Bougainvilla glabra var. sanderiana. Cette deuxième espèce a un développement très vigoureux et un port grimpant et sarmenteux, mais il est possible de la cultiver en buisson ; elle atteint une hauteur de dix à quinze mètres. Les branches sont un peu épineuses et portent des feuilles alternes, ovales-aiguës, glabres, légèrement ondulées, d’un vert vif et brillant. Les petites fleurs, couleur crème ou jaune clair, longuement tubuleuses, ont environ trois centimètres de longueur et un limbe légèrement crépu à cinq lobes. Ces petites fleurs sont réunies par groupes de trois et entourées d’un involucre formé par trois bractées membraneuses, amples, ovales aiguës d’un beau rose purpurin très vif. Très souvent cultivé en pleine terre dans les régions méditerranéennes, les pieds de bougainvilliers peuvent être plantés à la fin du printemps à un emplacement abrité et orienté au sud.

Ils sont peu exigeants sur la nature du sol et peuvent se cultiver en pot sur les terrasses et balcons avec mise en hivernage indispensable. Les variétés les plus cultivées sont des cultivars de l’espèce Bougainvillea glabra. On trouve également des cultivars de l’espèce Bougainvillea spectabilis et enfin de très nombreux cultivars d’hybrides dont ceux de Bougainvillea x buttiana, obtenu par croisement entre Bougainvillea glabra et Bougainvillea peruviana.

Pour la taille, intervenir au printemps pour ceux de pleine terre et tailler après la floraison pour ceux élevés en pot. Il est possible de les multiplier par marcottage (au printemps et en été). Le bouturage est très technique et réservé aux professionnels ou amateurs éclairés. Le bougainvillier est assez résistant aux maladies.

 

Quelques variétés :

 

 

 

 

 

 

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Comme exemple de la famille des Annonaceae (famille presque exclusivement tropicale), nous prendrons Asiminia triloba, indigène des régions orientales des Etats-Unis.

C’est un arbre de dimensions modestes, aux feuilles obovales, lancéolées et caduques. La croissance est très lente, il faut donc être patient pour profiter de ses fruits ayant une saveur acidulée , aromatique et agréable. Les fleurs, de cinq centimètres de large, ont une forme campanulée, avec trois sépales et trois pétales dressés, courbés vers l’extérieur au sommet, avec de nombreuses étamines et plusieurs carpelles. La couleur des fleurs est d’abord verdâtre, et passe ensuite au brun avec une partie centrale jaune ; le fruit est une baie ovoïde, brun vert , dont la longueur dépasse parfois dix centimètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fruit de l’asiminier se rapproche de la consistance de l’annone, qui est un fruit considéré comme le meilleur des pays chauds. l’espèce la plus connue est Anona cherimolia (photo ci-contre), originaire de l’ Équateur et du Pérou, mais cultivée sous les climats tropicaux et subtropicaux. Le mot « cherimolia » vient d’une transformation d’un terme analogue de la langue quechua (nous restons toujours dans la même région que pour la quinine-cf article sur le quinquina ). Autres espèces : Annona muricata, Annona fructuosa et Annona reticulata.

 

Á la même famille appartient Cananga odorata (Java, Indonésie), arbre qui fournit l’essence bien connue utilisée en parfumerie et appelée Ylang-Ylang. Artabothrys odoratissimus, lui aussi de l’Asie sud-orientale, est une plante grimpante qui fournit aussi une essence d’Ylang-Ylang.

Une autre espèce d’Annonaceae, Duguetia calycina,  (Venezuela, Guyana, Surinam, Guyane, nord du Brésil), est très particulière : Il s’agit d’un arbre dont la base porte des échasses semblables aux racines de palétuviers. Si ont les déterre, on constate que ce ne sont pas des racines, mais des inflorescences souterraines spécialisées dans la formation de fleurs et de fruits, les fleurs affleurant le sol.

 

 

 

 

 

 

 

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La mondialisation et les voyages internationaux ont permis a un tout petit virus de bloquer toute l’économie mondiale et de créer une surmortalité sur toute la planète. Ce n’est pas la première fois qu’un virus provoque une telle pandémie. Cependant, bien avant que l’on puisse prendre son petit déjeuner à Singapour et son dîner à New-York, de simples plantes ont fait de longs voyages à la faveur de mouvements de troupes durant les dernières grandes guerres.

Il s’agit de plantes qui se sont installées après le passage des armées, les premières études remontant au siège de Paris en 1870. Etudes réalisées par deux botanistes de la Société Botanique de France : Gaudefroy et Mouillefarine. La première guerre mondiale a aussi été la cause de l’invasion en Lorraine  et dans la région de Verdun de nombreuses plantes étrangères. On les nomment plantes obsidionales*.

D’après François Vernier (Président de Floraine-Association des Botanistes Lorrains), il y a plusieurs vecteurs : le fourrage des chevaux, les semences amenées involontairement ou volontairement par les troupes et les plantations réalisée à des fins alimentaires.

Parmi ces plantes, l’on retrouve par exemple à Verdun:

  • Sisyrinchium montanum amené par les américains (fourrage des chevaux) -voir photo entête
  • Carex brizoides qui servait de bourrage pour les paillasses des soldats allemands

 

 

 

 

 

  • Geranium pratense qui aurait été amené par le fourrage des chevaux allemands.

 

 

 

 

 

Durant la guerre de 1870, ont été amenée par les troupes allemandes : Armeria vulgaris, Berteroa incana, Gentiana lutea. les troupes américaines de 1914-1918 ont amené Glyceria strata, scirpus atrovirens et Carex vulpinoidea en 1944.  A noter Eryngium giganteum, originaire du Caucase , arrivé avec le légion Russe en 1914-1918.

* L’adjectif  obsidonial signifie « qui concerne le siège militaire ». C’est une épithète que les Romains donnaient à des couronnes dont ils honoraient les Généraux qui avaient délivré une armée Romaine assiégée des ennemis. Vient du latin « obsidionalis : siège »- ob, devant et sedere,tenir.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, à lire le dernier ouvrage de François Vernier :

 

L’étonnante histoire des plantes propagées par les armées… GUERRES NAPOLÉONIENNES / 1870 / 1914-1918 / 1939-1945 Là où Attila passe, l’herbe ne repousse jamais … Ce livre vous démontre tout le contraire, non seulement l’herbe repousse après le passage des troupes guerrières, mais elles apportent avec elles des espèces nouvelles. OBSIDIONALE ? Les botanistes et les historiens sont encore pratiquement les seuls à utiliser ce terme « barbare ». Pour les botanistes, il désigne les plantes apparues après le passage des troupes armées. Pour les historiens, il est utilisé pour qualifier d’autres termes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Atrabine, chloroquine et primaquine sont des mots qui nous sont devenus familiers suite à la pandémie de coronavirus. Mais avant la découverte de ces substituts de synthèse contre la malaria (de l’italien mala aria, « mauvaise mine »), un produit naturel était utilisé contre ces fièvres transmises par le moustique du genre Anophèles : la quinine. Cet alcaloïde est un tonique naturel largement utilisé comme antipaludéen. Même si la molécule a été synthétisée pendant la deuxième guerre mondiale, le quinquina resta la source de quinine la plus économique. Mais d’où provient cet alcaloïde ?

Le quinquina est issu de l’écorce* d’arbres du genre Cinchona originaires des Andes, du Pérou à la Bolivie, aux feuilles toujours vertes, stipulées. Les fleurs en panicules terminales, blanches, rosées,rouges, ont une corolle hypocratériforme à cinq lobes. Le fruit est une capsule. La taille de l’arbre peut varier de 5 à 15 mètres.

Il existe plusieurs espèces du genre Cinchona:

  • Cinchona officinalis, ou quinquina, donne des écorces brunes. feuilles lancéolées ovoïdes, luisantes ; fleurs roses.
  • Cinchona calisaya ou quinquina jaune, donne les écorces jaunes ; feuilles oblongues, acuminées ; fleurs roses.
  • Cinchona siccirubra ou quinquina rouge, donne les écorces rouges ; feuilles larges, fleurs roses.
  • Cinchona ledgeriana : feuilles cunéiformes à la base ; fleurs jaunâtres ; est un hybride entre C. calisaya et C. succirubra.

Cette dernière espèce est riche en quinine – entre 10 et 13% – Le mot ledgenaria vient de Charles Ledger qui en 1865 vivait près du lac Titicaca et avait envoyé quelques graines de cette espèce à son frère en Angleterre (les Anglais ont décliné l’offre laissant ainsi le monopole de la quinine aux Hollandais).

*On récolte l’écorce du quinquina lorsque l’arbre atteint une douzaine d’année. Ceux-ci sont parfois recépés. Il existe une méthode évitant l’abattage : le moussage qui consiste à décoller l’écorce dans le sens de la longueur, puis à panser les plaies avec de la mousse. Au début, le déboisement menaça l’espèce, à tel point que l’on du recourir à la culture, spécialement dans les Indes hollandaises.

 

 

La quinine fut un des premiers alcaloïdes a être isolé (Pelletier et Caventou en 1822 ; la morphine l’avait déjà été en 1806), mais une synthèse commerciale utilisable n’a jamais été obtenue. On proposa par contre des succédanés, tels que certains colorants d’acridine (atébrine) ou la plasmaquine, plus efficace contre les formes sexuées du parasite de la fièvre tierce maligne. Pendant la guerre de 1939-1944, on prépara en Angleterre un remède connu sous le nom de « Paludrina » ou « Palusil », très efficace, dépourvu des effets gênants de la quinine tels que les bourdonnements d’oreille, et très bon marché.

 

Formule de la quinine

 

et pour en savoir plus sur l’histoire de la quinine cliquez sur le lien ci-dessous :

Histoire du quina

 

 

 

 

 

 

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Vous trouverez ci-dessous la présentation de Yves Le Guennec sur les arbres et arbustes à écorce décorative.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour en découvrir le contenu :

Ecorces décoratives-1

 

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