9/05/2017
  • Société d'Horticulture d'Angers
Digitale pourpre ou Grande Digitale

 Ouvrons grand la fenêtre de la bibliothèque : voici le parterre de belles et …vénéneuses fleurs : les digitales.C’est le grand botaniste Léonard Fuchs qui fut le premier à illustrer cette belle plante dans son Nouvel Herbier de 1543. Il la présente sous deux formes, la digitale pourpre et la digitale à grandes fleurs de couleur jaune.

 

 

Ses délicates clochettes évoquent des doigts de gants, d’où ses noms de « Doigt de Notre Dame », « Gant de Notre Dame », Gantelier » et encore en anglais « foxglove », gant de renard.

 

Dans son livre, « Les mauvaises herbes », Pierre Ferran classe la digitale dans la catégorie des vénéneuses. C’est qu’elle est tout à la fois médicament et poison.

On reconnut d’abord ses propriétés diurétiques et à la fin du XIX° siècle, on isola la digitaline qui a la propriété de modifier le rythme cardiaque.

Plante magique, elle a fait l’objet de nombreuses légéndes. Au  Moyen Âge, on racontait que les loups s’en nourrissaient pour courir plus vite et plus longtemps tandis que les renards chaussaient les clochettes pour échapper aux pièges.

Les horticulteurs contemporains explorent les possibilités de couleurs nouvelles ; blanc, rose, crème, mauve… comme nous le découvrons  dans un article que le consacre le dernier numéro de « The Garden ».

Quelques livres de notre bibliothèque :

  • Léonard Fuchs, « Nouvel herbier de 1543 », réédition
  • Pierre Ferran, « Les mauvaises herbes »
  • M. Billmoff, « Les plantes magiques »

et le dernier numéro de « The Garden », mai 2017

 

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